L'influenceur argentin Fernando Cerimedo, figure de la désinformation proche des dirigeants d'extrême droite latino-américains, a été incarcéré en Bolivie pour tentative de féminicide. Il est accusé d'avoir agressé son ex-compagne dans un hôtel de La Paz, selon les médias locaux.
Une agression dans un hôtel de La Paz
Fernando Cerimedo, connu pour ses liens avec des personnalités comme Javier Milei, Jair Bolsonaro et Santiago Abascal, a été arrêté après une dispute avec son ex-compagne. L'incident s'est produit dans un hôtel de la capitale bolivienne, où il aurait tenté d'étrangler la femme.
Les autorités boliviennes ont confirmé son placement en détention provisoire dans la prison de San Pedro à La Paz. L'accusation de tentative de féminicide a été retenue, un délit grave en Bolivie, passible de lourdes peines.
Un influenceur proche de l'extrême droite
Cerimedo est une figure connue dans les cercles de l'extrême droite régionale. Il a travaillé pour la campagne électorale de Jair Bolsonaro au Brésil et a été actif dans la diffusion de contenus pro-Milei en Argentine. Son influence s'étend à plusieurs pays d'Amérique latine, où il est considéré comme une éminence grise de la communication politique.
L'arrestation de Cerimedo a suscité des réactions contrastées. Certains de ses soutiens dénoncent une persécution politique, tandis que d'autres, notamment des organisations de défense des droits des femmes, saluent l'action de la justice bolivienne.
Conséquences juridiques et politiques
La justice bolivienne a ordonné son maintien en détention pendant la durée de l'enquête. Si le tribunal le reconnaît coupable, il encourt une peine pouvant aller jusqu'à 30 ans de prison, selon le code pénal bolivien.
Cette affaire pourrait avoir des répercussions politiques régionales, alors que Cerimedo est lié à des mouvements d'extrême droite influents. Elle met également en lumière la question des violences faites aux femmes en Bolivie, un sujet sensible dans le pays.
L'audience préliminaire est prévue dans les prochaines semaines, et l'affaire est suivie de près par les médias internationaux.



