Édouard Philippe veut fermer totalement les vannes de l'immigration à Mayotte
Philippe veut fermer les vannes de l'immigration à Mayotte

L'ancien Premier ministre Édouard Philippe a déclaré vouloir "fermer totalement les vannes de l'immigration" à Mayotte, en suspendant le droit du sol et en renforçant les expulsions. Cette annonce, faite lors d'un déplacement dans l'archipel, intervient dans un contexte de tensions croissantes liées à l'immigration clandestine et à l'insécurité.

Une suspension du droit du sol envisagée

Édouard Philippe a précisé que la mesure phare serait la suspension du droit du sol à Mayotte, une disposition qui permettrait de limiter l'afflux de migrants venus des Comores voisines. Selon lui, cette décision est nécessaire pour "redonner de l'air" à une île confrontée à une pression migratoire constante. "Il faut fermer totalement les vannes de l'immigration à Mayotte", a-t-il insisté, cité par France Info.

L'ancien chef du gouvernement a également évoqué la nécessité de renforcer les expulsions des étrangers en situation irrégulière. Il a souligné que les moyens actuels sont insuffisants pour faire face à l'ampleur du phénomène, qui pèse lourdement sur les services publics locaux, notamment la santé et l'éducation.

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Un contexte de tensions et de violences

Mayotte, département français d'outre-mer, est confrontée depuis des années à une immigration massive en provenance des Comores, situées à quelques kilomètres. Cette situation a engendré des tensions sociales et des violences, avec des affrontements réguliers entre les forces de l'ordre et des migrants. En 2023, plus de 10 000 étrangers en situation irrégulière ont été interpellés, selon les données officielles.

Édouard Philippe a également critiqué la politique migratoire actuelle, qu'il juge trop laxiste. "Il faut que les choses changent", a-t-il affirmé, appelant à une "révolution" dans la gestion de l'immigration à Mayotte. Il a notamment plaidé pour un durcissement des conditions d'obtention de titres de séjour et une accélération des procédures d'expulsion.

Des réactions politiques contrastées

Les propositions d'Édouard Philippe ont suscité des réactions contrastées. À droite, plusieurs élus ont salué une prise de position "réaliste", tandis que des associations de défense des droits des migrants ont dénoncé des mesures "inhumaines". Le député de Mayotte, Mansour Kamardine, a estimé que ces annonces allaient "dans le bon sens", mais a regretté qu'elles n'aient pas été mises en œuvre plus tôt.

De son côté, le gouvernement actuel n'a pas encore officiellement réagi, mais des sources proches de l'exécutif indiquent que la question de l'immigration à Mayotte reste une priorité. Une réunion interministérielle devrait être organisée prochainement pour discuter des mesures à prendre.

Un impact attendu sur la politique migratoire

Les déclarations d'Édouard Philippe pourraient influencer le débat politique à l'approche de l'élection présidentielle de 2027. En se positionnant sur ce sujet sensible, l'ancien Premier ministre cherche à marquer sa différence avec le camp présidentiel actuel, tout en attirant les électeurs de droite. La suspension du droit du sol à Mayotte, si elle était mise en œuvre, représenterait une première en France métropolitaine ou ultramarine, et pourrait servir de test pour d'autres territoires confrontés à des défis migratoires similaires.

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