Véronique Maurel officialise sa candidature aux sénatoriales dans le Var
Véronique Maurel candidate aux sénatoriales dans le Var

Véronique Maurel, présidente de l'Union patronale du Var (UPV), a officialisé sa candidature en première position de la liste UDI pour les élections sénatoriales dans le Var, prévues fin septembre. Soutenue par Fabrice Albert, président de l'UDI 83, et par le sénateur LR sortant Michel Bonnus, elle entend porter la voix des entrepreneurs au Palais du Luxembourg. Dans un entretien, elle affirme vouloir rester indépendante et ne pas devenir une « politicienne ».

Une candidature mûrement réfléchie et soutenue

Véronique Maurel, que certains comparent à un « zébulon », assume les réactions que sa candidature pourrait susciter : « Ça va faire jaser, je vais recevoir des coups de fil... », sourit-elle. Celle qui a pour modèles Jean-Louis Borloo et Simone Veil a cofondé une PME de logiciels à Lorgues, IXARYS. Elle explique avoir tardé à officialiser sa décision pour s'organiser au sein de son entreprise : « Je voulais être sûre que je pouvais bien m'organiser au niveau de mon entreprise, avec les bonnes personnes pour que ça fonctionne. Si je suis élue, je vais avoir besoin de lâcher du lest. »

À la tête de l'UPV depuis plusieurs années, elle avait déjà préparé sa succession, notamment avec l'arrivée de jeunes chefs d'entreprise, ne pouvant se représenter pour un troisième mandat. Fabrice Albert, président de l'UDI 83, mise sur elle pour siéger au Sénat, et Michel Bonnus, sénateur LR sortant, figurera sur sa liste. « Son soutien compte pour moi. Il connaît qui je suis et ce que j'ai fait depuis que je suis présidente de l'UPV », déclare-t-elle, ajoutant avoir apprécié son mandat : « Il a fait passer l'entreprise en priorité, alors que ce n'était pas du tout un sujet primordial. »

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Simplification des normes et gestion rigoureuse comme priorités

Interrogée sur ses priorités si elle est élue, Véronique Maurel met en avant la simplification des normes : « Ma première préoccupation, c'est la simplification des normes aussi bien pour les communes que les entreprises qui sont liées financièrement. Ça fait des années qu'on en parle, il y en a pas un qui l'a mise en place. » Elle insiste sur la nécessité de ne pas laisser l'administratif primer sur la créativité, et évoque également la mobilité, les logements sociaux et la décentralisation.

Elle s'inquiète du budget à venir : « Il n'y a plus d'argent. Qu'en matière d'économie, les ministres et les grands élus montrent l'exemple en baissant leurs indemnités et en réduisant leur train de vie. Il faut gérer la France comme on gère une entreprise. »

Face aux critiques, elle assume son profil de terrain

À ceux qui mettent en avant sa faible popularité et son manque d'expérience politique, Véronique Maurel répond avec assurance : « Mes concurrents doivent mal me connaître. Je suis... discrète, mais bosseuse. » Elle rappelle son travail avec les collectivités et les retours de ses vice-présidents sur le terrain, citant un compliment de l'ancien maire de Châteaudouble : « Il m'a récemment dit que je n'avais pas changé. C'est le plus beau compliment qu'on puisse me faire. »

Elle considère son manque d'expérience comme un atout : « Moi, je ne mens pas quand je dis que je ferai passer l'intérêt général avant mon intérêt personnel. Et puis, tout s'apprend dans la vie. » Déterminée, elle affirme : « J'y vais sans complexe et surtout pas pour perdre. Mais si je ne suis pas élue, ma vie ne changera pas. Ça me met moins de pression que les autres. »

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