Dimanche, la liste des prétendants à l'élection présidentielle de 2027 s'est encore allongée. Olivier Faure, premier secrétaire du PS, a annoncé sa participation à la primaire de la gauche, tandis que Dominique de Villepin a franchi un nouveau pas vers une candidature. Sur BFMTV, l'ancien Premier ministre a déclaré : « Je veux être candidat à l'élection présidentielle, oui bien sûr. Et je le confirmerai quand la campagne électorale aura commencé », ajoutant que « pour le moment nous n'avons rien de sérieux à nous mettre sous la dent ».
Un candidat crédité de 2% dans les sondages
Crédité de seulement 2 % des intentions de vote dans les sondages où il est testé, Dominique de Villepin a exclu de participer à une primaire, jugeant que « ce n'est pas le bon mode de fonctionnement » mais plutôt « le dernier gadget des désespérés ». Malgré cette position, il n'a pas hésité à attaquer ses concurrents, notamment Édouard Philippe, sur la question de l'immigration.
« Quand je vois Édouard Philippe, membre d'un parti républicain, dire à Mayotte qu'il faut revoir le droit du sol et revoir le droit d'asile… On est en France, à Mayotte. Si on remet en cause le droit d'asile à Mayotte, qu'est-ce qu'on fait sur l'Hexagone, le territoire national ? », s'est interrogé l'ancien chef du gouvernement. Édouard Philippe, qui s'est rendu la semaine dernière dans l'archipel, a promis un « moratoire total » sur l'immigration dans ce département d'outre-mer, incluant droit du sol, droit d'asile et regroupement familial.
Villepin dénonce la « surenchère » et le jeu du RN
Dominique de Villepin a fustigé la « surenchère » sur l'immigration : « Tous ceux qui veulent jouer à coups d'exceptions, non seulement font des entorses à notre régime républicain, mais en plus courent dans la surenchère. Et en l'occurrence Édouard Philippe fait le jeu du Rassemblement national. Qui préférera la copie, c'est-à-dire M. Philippe, à Mme Le Pen ? Il fait le jeu, à travers la surenchère, de madame Le Pen », a-t-il affirmé.
Il a également qualifié la promesse du RN d'un référendum sur l'immigration, répétée samedi par Jordan Bardella, d'« énième surenchère » qui place le parti d'extrême droite « en dehors des règles républicaines ». Ces déclarations interviennent alors que la campagne pour le scrutin des 18 avril et 2 mai 2027 s'intensifie, avec des candidats qui multiplient les annonces et les attaques.



