Rentrée politique, Bruel, Ukraine, USA-Canada : le récap du week-end
Rentrée politique, Bruel, Ukraine, USA-Canada : le récap

Le week-end des 22 et 23 août a été dense sur le plan politique et international. Les insoumis et les écologistes ont fait leur rentrée, la guerre commerciale entre les États-Unis et le Canada a repris, et plusieurs sujets sensibles ont animé l'actualité. Voici les cinq informations à retenir.

Les insoumis et les écologistes lancent leur rentrée politique

La France insoumise a tenu ses universités d'été à Châteauneuf-sur-Isère, près de Valence dans la Drôme, avec un afflux de militants inédit : plus de 10 000 personnes selon les organisateurs. Jean-Luc Mélenchon, candidat à la présidentielle, a lancé dimanche : « La victoire est possible », plaçant cette rentrée sous le signe de l'écologie après un été caniculaire et incendiaire.

Les bons sondages de Jean-Luc Mélenchon, donné en tête à gauche et juste derrière Édouard Philippe, renforcent l'espoir des sympathisants LFI, qui espèrent un ralliement des écologistes pour 2027. « Le plus important ce n'est pas le nombre de candidatures, c'est le nombre d'électeurs », a martelé Jean-Luc Mélenchon. Un débat a opposé Matthieu Pigasse et le coordinateur insoumis Manuel Bompard, où le banquier d'affaires de gauche a affiché ses convergences : « Ce que vous dites à LFI c'est possible, économiquement », a-t-il lancé, évoquant la proposition de Jean-Luc Mélenchon de « foutre au feu » une partie de la dette publique, une « formule » selon Manuel Bompard.

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À Grenoble, les Écologistes ont également fait leur rentrée, s'interrogeant sur le périmètre de l'union de la gauche pour 2027. Marine Tondelier, secrétaire nationale, a lancé : « Aucune famille politique à gauche n'est en mesure de gagner seule la présidentielle ! » Le parti est tiraillé entre la candidature autonome de Tondelier, sondée à moins de 5 %, et les alliances. Sandrine Rousseau prône une alliance avec la France insoumise, tandis que Yannick Jadot veut un accord avec le social-démocrate Raphaël Glucksmann. Le week-end n'a pas suffi pour trancher.

La fronde des maires contre Patrick Bruel s'amplifie

Patrick Bruel, mis en examen dans quatre dossiers de violences sexuelles et visé par des dizaines de plaintes, doit entamer une tournée de 35 concerts en octobre. De nombreux maires s'opposent à sa venue. Michaël Delafosse, maire de Montpellier, a écrit vendredi sur son compte X : « S'il appartient à la justice, dans le respect des droits de la défense, de déterminer les suites des plaintes déposées à l'encontre de Patrick Bruel, les paroles des femmes qui ont déposé plainte doivent être entendues. »

À Caen, le maire divers droite Aristide Olivier a prévenu dans un communiqué transmis à BFMTV qu'il serait « particulièrement attentif aux conditions dans lesquelles se dérouleront les concerts programmés avant celui de Caen », et qu'il prendrait « toutes les mesures nécessaires » en cas de « risque avéré de trouble à l'ordre public ». D'autres maires, dont ceux de Paris, Marseille, Lyon, Nancy, Reims, Laval ou Brest, s'étaient déjà opposés à sa venue.

Zelensky rejette l'idée d'élections en temps de guerre

Le président ukrainien Volodymyr Zelensky a estimé dimanche qu'un scrutin dans le contexte actuel serait dangereux : « Des élections maintenant, c'est un tsunami qui fracturerait l'Ukraine », a-t-il insisté. Cette déclaration fait suite à l'appel controversé de son ex-ministre de la Défense à ouvrir la voie des élections. Aucun scrutin ne peut être organisé sous la loi martiale, en vigueur depuis l'invasion russe de février 2022.

Organiser un scrutin nécessiterait de gérer le vote des militaires mobilisés, celui des millions de réfugiés à l'étranger et celui des Ukrainiens dans les territoires occupés – « impossible », selon Zelensky, tant que Vladimir Poutine « n'est pas disposé à envisager des options pour un cessez-le-feu ».

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Les États-Unis et le Canada replongent dans un conflit commercial

Après des semaines de pourparlers, le Premier ministre canadien Mark Carney a mis fin vendredi soir aux négociations censées empêcher l'entrée en vigueur de nouvelles surtaxes américaines, dénonçant un « mauvais accord ». Il a annoncé samedi des mesures de rétorsion visant l'acier, les produits laitiers, le papier, les machines agricoles ou l'électronique, soutenues unanimement par la classe politique canadienne.

Donald Trump a réagi sur Truth Social : « Le Canada veut les avantages d'un État [des États-Unis] sans en être un ! ! ! », ajoutant « Ça suffit ! ! ! » Le ministre américain des Transports Sean Duffy a affirmé dimanche sur Fox News que les effets d'un conflit commercial seraient « dévastateurs » pour le Canada, et que « s'imaginer qu'ils puissent entrer en guerre avec Donald Trump et gagner cette guerre avec les États-Unis, c'est bête de leur part ».

La fin du suspense pour Glucksmann

Raphaël Glucksmann sera l'invité du journal de 20-Heures de TF1 ce dimanche. L'annonce de sa candidature à l'élection présidentielle est attendue, tout comme celle de sa participation à la primaire sociale-démocrate organisée en octobre par le PS et son parti, Place publique.