La politique française : une auberge espagnole où l'on trouve ce que l'on apporte
Politique française : une auberge espagnole

Dans un édito publié le 14 juillet 2026, Lionel Paoli livre une réflexion personnelle et engagée sur la politique française. Il confesse son amour pour la chose publique, malgré les travers qu'il dénonce. Selon lui, la politique n'est pas un cirque de clowns, mais une auberge espagnole : on n'y trouve que ce qu'on y apporte.

Un hommage aux élus et parlementaires

Paoli exprime son admiration pour les élus locaux qui, après une semaine de tracas administratifs, consacrent leurs week-ends à gérer les récriminations des citoyens. Il salue également les parlementaires, contraints de siéger dans des conditions inconfortables, sous le regard des caméras, et d'écouter les discours absurdes de leurs propres partis. Une pensée va aussi aux membres du gouvernement, souvent conscients de leur inefficacité, condamnés à l'anonymat jusqu'à ce qu'un scandale éclate.

La mémoire et le deuil bafoués

L'auteur dénonce les dérives de la vie politique : la haine, la mauvaise foi, la démagogie, le mensonge et la duplicité. Il s'indigne particulièrement que des candidats fassent campagne, dix ans après un attentat, sur les lieux du drame. Pour lui, la mémoire et le deuil appellent au silence et au respect, non à une opération de communication. Tant que ces pratiques perdureront, la France continuera de « marcher sur la tête ».

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Un appel à la responsabilité

Paoli conclut en invitant chacun à apporter le meilleur dans cette auberge espagnole qu'est la politique. Il appelle à cesser de plébisciter les vendeurs de haine et à exiger des candidats qu'ils respectent la mémoire des victimes. Selon lui, le pays ne pourra retrouver une santé politique que si les citoyens y mettent du leur.

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