Les États-Unis ont annoncé avoir lancé une nouvelle salve de frappes contre l'Iran, ciblant des sites nucléaires et militaires, a déclaré le Pentagone ce mardi 14 juillet 2026. Dans le même temps, le président américain Donald Trump a estimé qu'un accord avec Téhéran était encore possible, selon des propos rapportés par la Maison Blanche.
Détails des frappes
Selon le Pentagone, les frappes ont visé des installations liées au programme nucléaire iranien, ainsi que des bases militaires utilisées pour des attaques contre des navires américains dans le Golfe persique. « Ces frappes sont une réponse directe aux récentes provocations iraniennes, y compris les attaques contre nos alliés et nos intérêts dans la région », a déclaré un porte-parole du département de la Défense.
Les frappes ont été menées par des avions de chasse et des drones, et ont touché 12 cibles différentes, selon des sources militaires. Aucun bilan humain n'a été communiqué pour l'instant, mais des rapports locaux font état d'explosions dans plusieurs villes iraniennes, dont Ispahan et Téhéran.
Position de Donald Trump
Malgré ces frappes, Donald Trump a déclaré lors d'une conférence de presse : « Je pense qu'un accord est encore possible. Nous ne voulons pas la guerre, mais nous devons protéger nos intérêts. » Il a ajouté que les États-Unis étaient prêts à négocier si l'Iran cessait ses activités déstabilisatrices. Cette déclaration contraste avec la rhétorique belliqueuse de la semaine dernière, où il avait menacé de « rayer l'Iran de la carte ».
Réactions internationales
La communauté internationale a réagi avec inquiétude. Le secrétaire général de l'ONU, António Guterres, a appelé à une désescalade immédiate. « Les frappes mettent en danger la paix régionale et mondiale », a-t-il déclaré dans un communiqué. L'Union européenne a également condamné les frappes et exhorté les deux parties à revenir à la table des négociations.
De son côté, l'Iran a promis une réponse sévère. Le guide suprême iranien, Ali Khamenei, a qualifié les frappes de « crime de guerre » et a juré de « venger chaque goutte de sang versée ». Les Gardiens de la révolution ont annoncé avoir lancé des exercices militaires dans le détroit d'Ormuz, menaçant la circulation pétrolière.
Impact sur le conflit
Ces frappes marquent une escalade significative dans le conflit qui oppose les États-Unis et l'Iran depuis plusieurs mois. Depuis janvier 2026, les tensions n'ont cessé de croître, avec des attaques de drones iraniens contre des bases américaines en Irak et en Syrie, et des frappes américaines contre des milices pro-iraniennes. Selon des analystes, cette nouvelle salve pourrait pousser l'Iran à accélérer son programme nucléaire, rendant un accord diplomatique plus difficile.
Le prix du pétrole a bondi de 8 % à l'annonce des frappes, atteignant 95 dollars le baril, son plus haut niveau depuis 2024. Les marchés financiers mondiaux ont également chuté, les investisseurs craignant une guerre ouverte au Moyen-Orient.



