Ce mardi 14 juillet 2026, l'accès à cinq des neuf massifs forestiers du Var est déconseillé en raison d'un risque sévère d'incendie, a annoncé la préfecture du département. Sont concernés la Sainte-Baume, le Haut-Var, les Maures, le Centre-Var et l'Esterel. Ces massifs sont placés en vigilance orange, ce qui signifie que l'accès est déconseillé et que les travaux y sont interdits, sauf dérogation.
Les autres massifs en vigilance jaune
Les quatre autres massifs du Var – les monts toulonnais, la corniche des Maures, le plateau de Canjuers et les îles d'Hères – sont quant à eux en vigilance jaune. Dans ces zones, l'accès est autorisé et les travaux sont acceptés avec prescription, sous la responsabilité du chef de chantier.
Cette mesure s'inscrit dans le cadre de la prévention des feux de forêt, alors que les départs de feux se multiplient en France ces derniers jours. La préfecture du Var publie chaque jour de l'été, jusqu'à la mi-septembre, une carte indiquant le niveau de vigilance incendie. En fonction de la couleur, la circulation et le stationnement sur certaines voies sont réglementés. En rouge, l'accès est interdit hors zone d'accueil du public en forêt (ZAPEF) et les travaux sont interdits. En rouge extrême, tout accès et travaux sont interdits.
Un bilan national alarmant
Les fortes chaleurs qui étouffent la France depuis plusieurs mois accroissent considérablement le risque de départs de feux, attisés par la sécheresse des sols. Partout dans le pays, les secours ont dû lutter contre les flammes : dans les Pyrénées-Orientales, la Drôme, le Lot, la Savoie, mais aussi dans des secteurs plus septentrionaux comme l'Indre ou la Loire-Atlantique. Ces incendies estivaux, favorisés par les épisodes de canicule de plus en plus fréquents, démontrent qu'aucune région n'est à l'abri.
Selon un bilan communiqué par le ministre de l'Intérieur Laurent Nuñez ce lundi matin, quelque 32 000 hectares ont été « parcourus » par le feu depuis le début de l'année en France, soit plus que durant « toute la saison 2025 » des incendies. Sur l'ensemble du territoire, 59 personnes ont été interpellées pour « des mises à feu volontaires ou accidentelles », dont sept ont été placées en détention provisoire.



