Plan social chez Bayard : La Croix ne paraît pas en kiosque mercredi
Plan social chez Bayard : La Croix absente des kiosques

En réaction à l'annonce d'un plan social prévoyant la suppression de 128 postes au sein du groupe Bayard, le journal La Croix ne sortira pas en kiosque ce mercredi. Les syndicats ont appelé à une grève massive pour protester contre ce qu'ils qualifient de « restructuration brutale ».

Un plan social qui secoue le groupe Bayard

Le groupe Bayard, maison d'édition catholique propriétaire de titres comme La Croix, Le Pèlerin ou Notre Temps, a présenté mardi un plan de restructuration impactant 128 emplois. Selon la direction, cette décision est motivée par des difficultés économiques persistantes, notamment une baisse des ventes et des recettes publicitaires. Les syndicats, eux, dénoncent une « casse sociale » sans précédent dans l'histoire du groupe.

« C'est un choc pour tous les salariés. On nous annonce la suppression de près de 15% des effectifs, sans véritable discussion préalable », explique un représentant syndical. La direction assure de son côté vouloir engager un « dialogue social » dans les prochaines semaines.

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La Croix en grève : une première historique

La décision de ne pas sortir La Croix en kiosque ce mercredi est inédite. Le quotidien, fondé en 1883, n'avait jamais connu une telle mobilisation. Les journalistes et les personnels techniques ont voté la grève à une large majorité lundi soir. « Nous voulons montrer notre détermination face à un plan qui menace l'indépendance et la qualité de notre journal », a déclaré un délégué syndical.

La direction a pris acte de la grève et indiqué que le journal ne serait pas disponible en version papier, mais que l'édition numérique serait assurée par quelques rédacteurs non grévistes. « Nous regrettons cette décision qui pénalise nos lecteurs, mais nous respectons le droit de grève », a-t-elle précisé.

Un secteur de la presse en crise

Le plan social de Bayard s'inscrit dans un contexte plus large de crise de la presse écrite. Les groupes de médias traditionnels font face à une érosion de leurs revenus, accélérée par la transition numérique. Selon les chiffres du Syndicat de la presse quotidienne nationale, les ventes des quotidiens ont chuté de 30% en dix ans.

Bayard n'est pas le seul groupe touché. Récemment, le groupe Le Monde a annoncé un plan de départs volontaires, tandis que Libération a supprimé plusieurs postes. Les syndicats appellent à une réflexion globale sur l'avenir du secteur et le financement de la presse d'information.

Les réactions politiques et syndicales

Plusieurs personnalités politiques ont exprimé leur soutien aux salariés de Bayard. La ministre de la Culture a déclaré sur X (anciennement Twitter) : « Je suis attentive à la situation chez Bayard. La presse est un pilier de notre démocratie, et nous devons tout faire pour préserver l'emploi et la diversité des titres. »

Les syndicats, de leur côté, appellent à une journée de mobilisation interprofessionnelle le 15 juillet pour défendre l'emploi dans la presse. Ils demandent également la tenue d'états généraux de la presse pour repenser le modèle économique du secteur.

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