Philippe Bouvard à Cannes : ses secrets, casinos et soutien à Lisnard
Philippe Bouvard à Cannes : secrets, casinos, soutien à Lisnard

Philippe Bouvard, mort récemment, était un fervent soutien de David Lisnard pour la présidentielle, un habitué des casinos cannois et un hôte clandestin de Jacques Médecin. Retour sur ses liens profonds avec sa « ville de cœur ».

Un soutien indéfectible au maire David Lisnard

Philippe Bouvard, installé à Cannes depuis des décennies, était un partisan déclaré de David Lisnard. Dès 2020, il avait prédit : « J'ai découvert un homme exceptionnel par son humanité, sa culture, l'attention portée aux gens. Je suis persuadé qu'un jour, David Lisnard sera installé au sommet ». Le maire de Cannes lui a rendu hommage, estimant que « Cannes perd l'un de ses plus illustres habitants, la France perd l'une de ses plus grandes voix, exigeante, espiègle et talentueuse ».

En novembre 2024, David Lisnard, fondateur du parti Nouvelle Énergie, a contribué à organiser la dernière sortie publique de Bouvard. C'était en décembre 2024 au théâtre Croisette, lors de la projection du documentaire « Les mille et une vies de Philippe Bouvard ». Très affaibli, en fauteuil roulant, il avait été ovationné, confiant : « À 8 ans, je voulais vivre à Cannes, et ne pas mourir ailleurs ».

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Des virées nocturnes et des casinos à Cannes

À Cannes, Bouvard était un joueur invétéré des casinos et un amateur de bons restaurants. Il préférait admirer la baie depuis sa terrasse panoramique ou au volant d'une décapotable plutôt que de marcher sur la Croisette. Il avouait ne pas savoir nager : « Je ne sais toujours pas nager, et avec la mer, nous nous regardons de loin ».

Il évoquait son arrivée à Cannes, enfant, offerte par ses parents : « Je suis arrivé en train, j'ai vu les palmiers, la grande bleue, la Croisette, les Casinos… Tout ce qui devait nourrir le meilleur de ma vie ». Sur la Croisette, il avait vu Jean Cocteau sortir d'une limousine, et avait longtemps cru « que les poètes étaient plus riches que leurs rimes ».

Avec son ami Bernard Tapie, il avait paradé en Rolls Royce durant le Festival de Cannes. Avec Maurice Bessy, ancien délégué général du Festival, il avait fait les « 400 coups » au Carlton, à la recherche de starlettes, une époque qu'il jugeait avec recul : « Avec le recul, j'en ai honte, mais on s'est tellement amusés ».

Jacques Médecin, invité clandestin, et ses relations avec les maires

Philippe Bouvard avait accueilli chez lui Jacques Médecin, ancien maire de Nice en exil. Il justifiait : « On a débuté dans la presse le même jour, lui pour L'Aurore et moi pour Le Figaro. C'était un garçon charmant mais il avait une faiblesse, comme d'autres politiques, il se croyait au-dessus des lois ». Médecin, en exil en Uruguay, passait le voir lors de ses retours clandestins en France.

Bouvard avait aussi été président de Cannes Radio, nommé par le maire Michel Mouillot. Il avait démissionné plus tôt que prévu, expliquant : « Je me suis rendu compte que Mouillot ou ses sbires faisaient payer aux commerçants une interview ou un passage chez eux ». Il avait reçu la médaille de la Ville en 2018 par David Lisnard. Éditorialiste durant quatorze ans à Nice-Matin, il appréciait la proximité avec ses lecteurs, souvent interpellé à un feu rouge sur la Croisette.

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