Dans une tribune publiée mardi 25 août 2026 dans Le Monde, David Lisnard, maire de Cannes et candidat à l’élection présidentielle, appelle à l’organisation d’une « grande primaire ouverte à tous » pour la droite et le centre. Il estime que la multiplication des candidatures dans son camp risque de le condamner à la défaite face à Marine Le Pen et Jean-Luc Mélenchon.
Un appel à la lucidité face aux sondages
L’ex-LR insiste sur la nécessité de désigner un candidat unique. « Être responsable aujourd’hui, c’est comprendre que sans candidat désigné démocratiquement, la droite et le centre ne seront pas en mesure de l’emporter », affirme-t-il, rappelant qu’actuellement, « aucun candidat naturel ne s’impose à droite et au centre ».
Selon un sondage Harris interactive-Toluna réalisé pour M6 et RTL, Jean-Luc Mélenchon, leader de La France insoumise, se hisserait au second tour dans trois cas de figure sur les cinq envisagés pour le premier tour, et pourrait défier la favorite Marine Le Pen. Le même sondage montre qu’aucun candidat du centre et de la droite ne parvient à prendre un ascendant décisif.
Des candidats au coude-à-coude
D’après cette enquête, Édouard Philippe, candidat d’Horizons, a perdu trois points en un mois, faisant jeu égal avec Jean-Luc Mélenchon (17 %) lorsqu’il est le seul représentant du bloc central. Gabriel Attal, chef de Renaissance, est mesuré entre 14 et 15 % s’il est seul candidat du centre, avec le leader insoumis toujours à 17 %. Bruno Retailleau, candidat LR, reste de son côté au-dessous de 10 % dans tous les cas de figure.
David Lisnard appelle ses concurrents à regarder la situation « avec lucidité » et à accepter l’organisation d’une primaire « pour éviter la division qui fait perdre les élections et la compromission programmatique qui empêchera le redressement du pays ».
Une primaire ouverte pour une légitimité populaire
Il plaide pour une primaire ouverte, comme celle de 2016 où plus de 4 millions de Français s’étaient déplacés pour choisir le candidat de la droite, afin de conférer au vainqueur « autorité » et « légitimité populaire ». Cette idée a jusqu’ici été écartée par les principaux candidats de la droite et du centre pour la prochaine présidentielle, mais elle est également défendue par des personnalités comme le président du Sénat Gérard Larcher.



