LFI propose sept nouveaux jours fériés : un calendrier insoumis pour sanctuariser le non-travail
LFI propose sept jours fériés : un calendrier insoumis pour le non-travail

Un calendrier révolutionnaire pour le XXIe siècle : LFI propose sept nouveaux jours chômés

Nous avions le calendrier grégorien pour compter les jours, le calendrier révolutionnaire pour les renommer, voici désormais le calendrier insoumis… dont l'objectif principal semble être de ne plus travailler. Cette proposition émerge d'une inquiétude nationale : la possibilité que le 1er mai devienne « travaillable ». Un sacrilège pour certains. Toucher au travail des autres pourrait encore passer, mais s'attaquer au non-travail organisé, jamais !

Sept stations du chemin de croix idéologique

Certains membres de La France Insoumise, notamment Thomas Portes, ont eu une idée lumineuse : sanctuariser, certes, mais surtout étendre le domaine de la torpeur militante. Leur solution ? L'instauration de sept nouveaux jours fériés. Sept stations du chemin de croix idéologique, une sorte de calendrier de l'Avent… mais sans le chocolat, et qui s'étendrait sur toute l'année.

Quels seraient ces sept nouveaux jours fériés ?

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  • Le 4 février, pour commémorer l'abolition de l'esclavage.
  • Le 18 mars, en souvenir de la Commune de Paris.
  • Le 26 juin, dédié à la répression ouvrière.

On ne travaillerait plus, on culpabiliserait. On solderait une dette morale depuis son domicile. Mais la liste ne s'arrête pas là :

  • Le 4 août, pour marquer la fin des privilèges.
  • Le 22 septembre, célébrant la République.
  • Le 16 janvier, en hommage au lancement des congés payés.

Une sorte de in du off. La boucle serait ainsi bouclée.

L'histoire de France transformée en RTT

À ce rythme, l'histoire de France ne se lirait plus dans les livres, elle se poserait en RTT. On n'ouvrirait plus Michelet, on ouvrirait son agenda : Pont de la Commune. Week-end prolongé de la Répression. Lundi des Congés payés. Même les élèves ne diraient plus « j'ai un contrôle d'histoire » mais « j'ai un long week-end pédagogique ».

Le chef-d'œuvre : la fête de l'amitié

Mais le chef-d'œuvre, le diamant brut, l'acmé de cette proposition… c'est le 30 juillet : la fête de l'amitié. Là, on change de dimension. On passe de la lutte des classes à la gestion des camarades. On imagine la journée :

  1. À 9 heures, atelier : « Reconnaître un ami problématique en 12 signes faibles ».
  2. À 11 heures, table ronde : « Peut-on encore rire avec ses amis sans validation collective ? »
  3. À 14 heures, marche pour une amitié inclusive, dégenrée, et écoresponsable.
  4. À 18 heures, apéro militant. Chacun viendrait avec un ami… sous réserve d'agrément.

Car l'amitié, dans le calendrier insoumis, ne serait plus ce désordre élégant, cette préférence inexplicable. Non. Elle serait normée, fléchée, encadrée. On ne dirait plus : « c'est mon ami ». On dirait : « Nous sommes tous des enfants de Gaza ».

Une vérité française révélée

Le génie de cette proposition réside ailleurs. Il révèle une vérité française : le problème du travail en France, ce n'est pas le travail… c'est qu'il tombe entre deux week-ends. On ne sait plus combien de jours on travaille… mais on sait très précisément combien on veut de jours fériés. Chaque camp y va de sa date. Chaque mémoire réclame sa pause.

  • La droite rêve de jours pour les entrepreneurs.
  • La gauche pour les invisibilisés.
  • Les écologistes pour la planète.
  • Les influenceurs pour eux-mêmes.

Vers un calendrier saturé de causes

Bientôt, il n'y aurait plus d'année. Juste une succession de causes. Un long week-end ponctué de revendications. On ajouterait : la journée du burn-out anticipé, le lundi de la charge mentale, et le grand viaduc du vivre-ensemble… toujours impraticable.

La Révolution française finirait en pont de trois semaines, et la lutte des classes sur Google Agenda, avec notifications et rappels pour ne léser aucune sensibilité, toutes confessions confondues, dans un calendrier enfin pacifié et définitivement saturé.

On croyait que le calendrier servait à organiser le temps. Erreur, il pourrait désormais arbitrer les mémoires concurrentes. Et à force de célébrer le passé, on finit par mettre le présent en congé.

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