Le dirigeant nord-coréen Kim Jong-un a procédé à un vaste remaniement de l'état-major militaire, limogeant son ministre de la Défense, No Kwang Chol, a annoncé dimanche l'agence officielle KCNA. Ce changement intervient alors que Pyongyang affiche des ambitions militaires croissantes et se rapproche de la Russie.
Un remaniement annoncé par l'agence officielle KCNA
No Kwang Chol a été démis de ses fonctions de ministre de la Défense lors d'une réunion présidée samedi par Kim Jong-un. Il a également été exclu de la direction centrale du Parti des travailleurs au pouvoir. Selon le média d'État, il est nommé premier vice-directeur du département des munitions.
Kim Son Gi, directeur du bureau de la politique générale de l'armée, le remplace comme ministre de la Défense. Le conseiller auprès du ministère Pak Jong Chon se voit attribuer le poste de vice-président de la Commission militaire centrale du Parti des travailleurs.
D'autres nominations au sein de l'état-major
Om Ju Ho, commissaire politique de l'armée de l'air, devient membre du Comité central du parti. Yu Kwang U, directeur du bureau de la sécurité de l'armée, est nommé membre de son bureau politique.
Ce remaniement intervient dans un contexte de rapprochement avec la Russie et alors que la Corée du Nord, qui dispose de l'arme nucléaire, affiche de manière croissante ses ambitions en termes de capacités militaires.
Des honneurs pour les scientifiques et chercheurs
Par ailleurs, Kim Jong-un a félicité scientifiques, chercheurs et responsables lors d'une cérémonie samedi, leur accordant les honneurs de la nation pour les avancées réalisées dans les technologies de défense, d'après un compte rendu séparé de KCNA. Ces personnes ont été distinguées pour avoir contribué à « résoudre des problèmes scientifiques et techniques d'importance capitale dans le développement de nouveaux systèmes d'armement de combat », a ajouté l'agence.
Un contexte d'exercices militaires réduits
Cette réorganisation intervient un peu plus d'une semaine après la clôture des exercices conjoints annuels de la Corée du Sud et des États-Unis, que Pyongyang considère comme une répétition en vue d'une invasion. Ces manœuvres ont été considérablement réduites par le président américain Donald Trump, dans un appel du pied à Kim Jong-un, qu'il a déjà rencontré trois fois lors de son premier mandat.



