Jet-ski de Macron : la gauche dénonce des vacances hors sol
Jet-ski de Macron : la gauche dénonce des vacances hors sol

Les photos d'Emmanuel Macron en jet-ski, publiées par Paris Match le 14 août 2026, suscitent une vive polémique. Des responsables de gauche, dont Marine Tondelier et Olivier Faure, dénoncent une communication « hors sol » alors que la France subit des canicules à répétition et des incendies historiques.

Des critiques acerbes de la part des opposants

Marine Tondelier, secrétaire nationale des Écologistes et candidate à l'élection présidentielle, a ironisé sur X : « Emmanuel Macron : "Vous avez vu mon gros jet ski comme il va vite ?" », en référence à la une du magazine. Elle a mis en parallèle cette image avec « des milliers de morts à cause de 5 canicules, une sécheresse et des incendies historiques, une crise agricole, le chômage et la pauvreté qui explosent, une crise du logement, une dette abyssale ».

Olivier Faure, premier secrétaire du Parti socialiste, avait déjà réagi jeudi : « Pendant la canicule, quand la France brûle, quand une partie des Français n'a pas pu partir en vacances, le président s'amuse en jet ski à Brégançon. C'est ça le message ? C'est très réussi. »

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Un sentiment partagé par les élus et la presse

Pierre Ouzoulias, sénateur communiste des Hauts-de-Seine, a déclaré sur Europe 1 qu'il aurait préféré que le président « soit dans un camion de pompiers à aider les pompiers pour éteindre l'incendie. Ça aurait été sa place ». Il a ajouté : « Après l'été que nous avons vécu, montrer que le président, finalement, est en vacances, je trouve que ça ne correspond pas au niveau d'inquiétude de la population, qui est générale. »

Le député Alexis Corbière (groupe écologiste et social) a commenté : « Muscles mis en valeur, lunettes noires, scooter des mers hyperpolluant, etc. Cette mise en scène (par un hebdo de fayotage) de Macron en dit long sur la mégalomanie absolue du personnage et son incompréhension totale de la crise écologique, sociale et démocratique. »

Des réactions dans la presse et sur les réseaux sociaux

Libération a publié un billet jeudi, fustigeant « un président de la République [qui] s'adonne à une occupation – le jet ski – et continue de véhiculer une image masculiniste et anti-écolo quand le pays souffre de sécheresse, que les forêts brûlent, que des Français crament dans des passoires thermiques et se demandent comment le pays va s'adapter si cet été 2026 devient, demain, la norme ».

Le compte Instagram engagé « Bon Pote » a rappelé qu'« une telle machine consomme environ 15 litres de carburant par heure », qualifiant la communication du chef de l'État d'« indécence choisie, un je-m'en-foutisme assumé ».

L'entourage du président évoque des « photos volées »

L'entourage d'Emmanuel Macron a fait savoir que le photographe n'avait bénéficié d'« aucun accès autorisé » pour réaliser son reportage. « Il y a des photos volées du président tous les ans depuis 9 ans », a-t-on déploré. Le reportage montre également le président pratiquant le surf foil. L'article qui accompagne les photos décrit ces vacances comme « studieuses », avec un bureau aménagé dans le fort : « ses journées le président les passe au téléphone ». Il précise aussi que les vacances sont rythmées par la boxe et la course à pied.

La même une de Paris Match montre Raphaël Glucksmann embrassant sa compagne, la journaliste Léa Salamé, sur une plage corse. Le chef de Place publique doit confirmer à la rentrée sa candidature à la présidentielle, qui passerait par une primaire de l'espace social-démocrate pour obtenir le soutien du PS.

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