Départ du conseiller éco de Marine Le Pen : les coulisses
Départ du conseiller éco de Le Pen : les coulisses

Jean-Philippe Tanguy, conseiller économique de Marine Le Pen, a quitté ses fonctions. Ce départ, officialisé le 28 août, intervient après des semaines de tensions au sein du Rassemblement National (RN). Selon les informations de Libération, des désaccords profonds sur la stratégie économique du parti ont précipité cette séparation.

Des tensions croissantes avec la direction du RN

Les relations entre Jean-Philippe Tanguy et l'entourage de Marine Le Pen s'étaient dégradées ces derniers mois. Le conseiller, proche de Jordan Bardella, aurait exprimé son mécontentement face à l'orientation budgétaire du parti. Il jugeait notamment trop floues les propositions de financement des mesures phares, comme la baisse de la TVA sur les carburants.

Un proche du dossier confie à Libération : « Jean-Philippe Tanguy voulait un programme plus lisible, avec des chiffres précis. Il estimait que le RN devait incarner une crédibilité économique, mais il se heurtait à des résistances politiques. » Ce témoignage, rapporté par le quotidien, illustre l'ampleur des divergences.

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Un départ qui fragilise la crédibilité économique du RN

Ce départ survient alors que Marine Le Pen tente de renforcer son image auprès des milieux d'affaires. Le parti avait multiplié les rencontres avec des patrons et des économistes, notamment via le cercle de réflexion « Horizon 2027 ». La perte de ce conseiller, réputé pour sa maîtrise des dossiers fiscaux, pourrait compliquer ces efforts.

Selon un sondage Ifop réalisé en juin, seuls 32 % des Français jugent le RN compétent en matière économique. Ce chiffre, cité par Libération, souligne l'enjeu pour le parti à l'approche de la présidentielle de 2027. Le départ de Jean-Philippe Tanguy risque d'alimenter les critiques sur l'improvisation économique du parti.

Les prochaines étapes pour le parti

Le RN n'a pas encore annoncé le nom de son successeur. Selon des sources internes, plusieurs profils sont à l'étude, notamment des économistes proches de la droite souverainiste. En attendant, Marine Le Pen s'appuiera sur son équipe actuelle, dont le député Alexandre Loubet, pour préparer son projet présidentiel.

Ce départ intervient à un moment charnière : le parti doit présenter son contre-budget à l'automne, en réponse au projet de loi de finances du gouvernement. Sans conseiller économique attitré, la tâche s'annonce plus ardue. Les prochaines semaines diront si le RN parvient à surmonter cette défection sans dommage.

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