Budget 2027 : RSA et minimum vieillesse indexés sur l'inflation
Budget 2027 : RSA et minimum vieillesse indexés sur l'inflation

Le ministre délégué au Budget, Jean-Pierre Farandou, a confirmé ce jeudi 28 août que le RSA et le minimum vieillesse seront bien indexés sur l'inflation dans le cadre du budget 2027. Cette annonce, faite lors d'une interview sur France Inter, vise à préserver le pouvoir d'achat des bénéficiaires de ces minima sociaux.

Une indexation confirmée malgré les contraintes budgétaires

Interrogé sur les arbitrages budgétaires en préparation, Jean-Pierre Farandou a été catégorique : « Le RSA et le minimum vieillesse seront indexés sur l'inflation. C'est une décision ferme du gouvernement. » Cette mesure, attendue par les associations de lutte contre la pauvreté, devrait concerner environ 4 millions de foyers bénéficiaires du revenu de solidarité active et près de 1,5 million de personnes âgées percevant l'allocation de solidarité aux personnes âgées (Aspa).

Le ministre a toutefois rappelé que cette revalorisation automatique représente un coût estimé à 2,3 milliards d'euros pour les finances publiques. Un effort significatif alors que le gouvernement cherche à réduire le déficit public à 4,5 % du PIB en 2027. « Nous devons faire des choix, mais la solidarité nationale reste une priorité », a-t-il ajouté.

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Un contexte de débat budgétaire tendu

Cette annonce intervient alors que le projet de loi de finances pour 2027 doit être présenté en Conseil des ministres fin septembre. Plusieurs voix, y compris au sein de la majorité, s'étaient interrogées sur la possibilité de désindexer certaines prestations pour réaliser des économies. Le Haut Conseil des finances publiques avait également émis des réserves sur la soutenabilité de la trajectoire budgétaire.

Jean-Pierre Farandou a également précisé que le gouvernement étudie des pistes d'économies alternatives, notamment sur les niches fiscales et les dépenses de fonctionnement des ministères. « Nous devons trouver 10 milliards d'euros d'économies supplémentaires, mais cela ne se fera pas sur le dos des plus fragiles », a-t-il affirmé.

Les réactions des associations et de l'opposition

Les associations caritatives ont salué cette décision, tout en appelant à une revalorisation plus ambitieuse. « C'est une bonne nouvelle, mais il ne faut pas s'arrêter là. L'indexation sur l'inflation est un minimum, nous demandons une augmentation plus significative pour sortir durablement de la pauvreté », a réagi la présidente de la Fédération des acteurs de la solidarité, Claire Hédon.

De son côté, l'opposition de gauche a dénoncé une mesure insuffisante, tandis que certains élus de la majorité s'inquiètent de l'impact sur les finances publiques. Le débat parlementaire sur le budget 2027 s'annonce vif, avec des discussions prévues à l'Assemblée nationale à partir du 15 octobre.

Un impact concret pour les bénéficiaires

Concrètement, l'indexation sur l'inflation prévue pour 2027 devrait se traduire par une hausse d'environ 2,5 % des montants versés, si l'inflation reste au niveau actuel. Pour une personne seule au RSA, le montant mensuel passerait ainsi d'environ 607 euros à près de 622 euros. Pour un retraité percevant l'Aspa, la hausse serait d'environ 25 euros par mois, portant le montant à environ 1 034 euros.

Cette décision s'inscrit dans la continuité des mesures déjà prises en 2025 et 2026, qui avaient vu ces prestations augmenter de 2,2 % et 2,8 % respectivement. Le gouvernement espère ainsi maintenir un équilibre entre maîtrise des dépenses publiques et protection des ménages les plus vulnérables, alors que le débat sur la réforme des retraites reste vif dans l'opinion.

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