Borloo veut une « équipe de mécanos » pour 2027
Borloo veut une « équipe de mécanos » pour 2027

Jean-Louis Borloo, ancien ministre centriste et président de l'UDI, a plaidé ce lundi 14 septembre pour la constitution d'une « équipe de mécanos de la République » en vue de l'élection présidentielle de 2027. Il estime que « le niveau de dégradation dans lequel nous sommes nécessite une équipe de redressement », sans toutefois préciser qui pourrait mener cette équipe. L'objectif serait de mettre en place « un fédéralisme à la française », car la France souffre « d'un problème d'organisation ».

Une « religion de la présidentielle » jugée « complètement démente »

Sur franceinfo, Jean-Louis Borloo a dénoncé ce qu'il appelle « une religion de la présidentielle qui est complètement démente ». Selon lui, « si vous n'avez pas une équipe ultra-préparée sur tous les sujets, ça ne fonctionnera pas ». Il a également lancé ce lundi après-midi à Épinal (Vosges) une « tournée des mécanos », expliquant que « les mécanos, c'est ceux qui savent à peu près comment fonctionnent les machines ».

Pour l'ancien ministre, « on est au bout d'un système centralisé, bureaucratisé, qui a une embolie pulmonaire ». Il a justifié ce diagnostic par les échecs répétés : « Quand vous échouez dans à peu près tous les domaines, le logement, l'éducation, l'hôpital, quelle que soit la qualité des équipes, l'intégration républicaine, la jeunesse, la chaîne judiciaire, etc, c'est probablement que vous avez un problème d'organisation ».

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Un large consensus local, mais un blocage à Paris

Jean-Louis Borloo affirme que « tous les maires », « quasiment tous les présidents de régions », « beaucoup de présidents de départements », « les entrepreneurs » et « les syndicalistes » partagent ce diagnostic. « C'est à Paris que c'est complètement bloqué », a-t-il regretté. Il a notamment souligné que des présidents de région d'étiquettes différentes, comme Carole Delga (Occitanie), Hervé Morin (Normandie), Valérie Pécresse (Île-de-France) et Loïg Chesnais-Girard (Bretagne), sont d'accord sur ce point, et pourtant « on continue l'élection présidentielle comme elle est ».

Il a plaidé pour que l'on puisse « faire confiance aux Bretons, aux Normands, aux Corses, pour la gestion du quotidien de leur existence ». Dans ce « fédéralisme à la française », l'État central ne s'occuperait plus que « des grands enjeux, l'espace, la recherche, la sécurité, l'équité, la justice, la collecte de l'impôt ».

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