Le président des députés socialistes, Boris Vallaud, a lancé un appel lundi pour la création d'un programme commun de la gauche, excluant La France Insoumise (LFI), tout en se déclarant hostile à l'organisation d'une primaire. Sur France Inter, il a proposé d'organiser « des rencontres de la nouvelle gauche plurielle » afin de parvenir à un accord sur un programme commun avant de trancher la question du candidat, qui divise les partisans et les opposants d'une primaire.
Une proposition de rendez-vous pour la gauche plurielle
Boris Vallaud, qui a démissionné vendredi avec fracas de la direction du Parti socialiste, a invité les partisans de la primaire, « de Marine Tondelier à Olivier Faure, en passant par Clémentine Autain et François Ruffin, à un rendez-vous de la gauche plurielle pour aboutir à un contrat de législature, un contrat de gouvernement et un candidat commun ». Il a estimé qu'il était « parfaitement possible de trouver quelque chose qui convienne à tout le monde », évoquant « une forme de consensus organisé après ce travail collectif ».
Critique de la direction du PS
Dans une critique acerbe du premier secrétaire du Parti socialiste, Olivier Faure, il a justifié sa démission par « le sentiment d'un collectif défaillant » et « d'une direction qui ne donne pas de direction », alors que « tout le monde est en campagne, sauf nous ». Boris Vallaud, arrivé troisième au dernier congrès du Parti socialiste il y a un an, avait alors choisi de rallier Olivier Faure.
La réponse d'Olivier Faure
Quelques minutes plus tard sur franceinfo, Olivier Faure a répondu en appelant les socialistes à « avancer d'un même pas », jugeant que « le congrès permanent, ce n'est pas possible ». Sur le fond, il a estimé que « convoquer une nouvelle gauche plurielle, c'est exactement ce que, semaine après semaine, je tente de bâtir ». Cependant, il a souligné que « pour l'instant, les partenaires disent : « Attendez, on veut bien une coalition, à une condition, c'est qu'on ait la règle de départage qui permet d'arriver à un candidat ». C'est un peu trop facile de dire : « On va faire entrer tout le monde dans l'entonnoir, et puis à la fin, on vous dira qui est le candidat » », a-t-il déclaré à l'adresse de Boris Vallaud.
La position d'Olivier Faure sur la primaire
Partisan d'une primaire de la gauche, à laquelle il pourrait candidater, Olivier Faure n'est pas pour autant « un fanatique de quelque processus que ce soit ». « La réalité, c'est que si je la proposais (la primaire) et que Raphaël Glucksmann, François Hollande, etc. n'y venaient pas, nous serions dans une situation où nous n'aurions pas trouvé une façon d'avancer », a-t-il reconnu. Il a insisté : « Je veux un processus qui permette de se mettre d'accord sur la façon d'arriver à un candidat commun ».



