Le gouvernement a demandé via une circulaire, ce jeudi, aux administrations de l'État d'adapter le travail des agents publics pour répondre à la hausse du coût des carburants liée à la guerre au Moyen-Orient. Le document, signé par le ministre de l'Action et des Comptes publics, David Amiel, exhorte notamment les ministres à étudier des « possibilités d'augmentation individualisées du recours au télétravail », en particulier pour les agents qui effectuent le trajet domicile-travail avec leur véhicule personnel.
Des mesures pour réduire les dépenses
Bercy rappelle que cela doit se faire dans la limite légale de trois jours de télétravail hebdomadaire maximum pour un agent à temps plein. Par ailleurs, le ministre a demandé de « réduire immédiatement les déplacements professionnels évitables ». Concrètement, les réunions, formations, séminaires, jurys, etc., devront se tenir à distance, en audioconférence ou visioconférence.
Ainsi, selon le document, les déplacements devront être limités aux « seules missions qui ne peuvent être ni différées ni assurées à distance », et qui « conditionnent directement la continuité de l'action de l'État », comme des interventions urgentes et des missions de sécurité ou d'inspection.
Sensibilisation aux dispositifs exceptionnels
Le ministère appelle également à sensibiliser davantage les agents aux dispositifs mis en place de manière exceptionnelle, notamment l'indemnité carburant de 50 euros destinée aux travailleurs modestes grands rouleurs, dont ils peuvent bénéficier s'ils sont éligibles.
La crainte d'une entrave aux missions de service public
Dans un communiqué, la CGT, première organisation syndicale dans la fonction publique, assure avoir pris acte de ces mesures mais estime que « l'exercice des missions de service public de l'État va être réduit de manière inacceptable en limitant les déplacements professionnels ». « Le versement de l'indemnité carburant et les trois jours de télétravail ne sauraient être constitutifs d'un solde de tout compte », ajoute le syndicat, qui en a profité pour rappeler ses revendications pour de meilleurs salaires.



