Le maire de Sète, Hervé Marquès, a clairement annoncé ses intentions pour mars 2026, lançant ainsi sa campagne pour les élections municipales. Interrogé sur ses trente premiers jours de mandat, il a affirmé : "Pour l’heure, je suis au travail et je suis concentré sur le mandat que l’on m’a confié. Mais comptez sur moi pour être au rendez-vous. J’en ai envie. Je suis motivé." Élu depuis quarante jours, il n’a pas hésité à se déclarer candidat, fort de sa légitimité et de sa détermination à servir les Sétois à long terme.
Un destin inattendu
Hervé Marquès, ancien adjoint aux sports, a été choisi par François Commeinhes pour assurer sa succession. Ce dernier, condamné définitivement pour détournement de fonds publics par la Cour de cassation le 30 avril, a laissé la place à un homme qui ne se considère pas comme un simple intérimaire. En un mois, l’ancien militaire de 55 ans a su "rentrer dans le personnage", prenant conscience de l’ampleur de la mission et de l’humilité que confère la fonction. "Il faut être disponible H24, souligne-t-il. Je n’imaginais pas la tâche qui allait m’être confiée. Ce qui me motive, c’est d’être au plus près de la vie des Sétois, au cœur des décisions qui les impactent."
Une présence sur le terrain qui agace
Depuis son élection, Hervé Marquès multiplie les inaugurations, visites de terrain et rencontres avec les institutionnels et les administrés. Cette omniprésence, notamment sur les réseaux sociaux de la Ville, a été critiquée par l’élu d’opposition Sébastien Pacull, qui a dénoncé une confusion entre le rôle de maire, d’influenceur et de candidat en campagne. Hervé Marquès répond avec un sourire : "Ma présence sur le terrain agace. C’est juste une façon d’être partout, à l’écoute. Je veux comprendre, apprendre et m’imprégner."
Premières mesures fortes
Lors du conseil municipal du 23 juin, Hervé Marquès annoncera plusieurs décisions majeures. Il créera deux pôles majeurs à la Ville : l’un dédié à la transition écologique, confié à Laurence Magne, l’autre à l’économie, confié à Jean-Guy Majourel. Il entend également faire un pas dans le dossier opposant la Ville au Département de l’Hérault concernant la subvention au Sdis, en levant la première tranche d’appel de 800 000 € sur les 4,9 millions prévus pour 2025.
La cantine à 1€, mesure phare
La décision la plus marquante est l’instauration d’un tarif unique à 1€ pour la restauration scolaire, une mesure qui entraînera une perte de recettes pour la Ville mais qui vise à soutenir les familles. "Je ne veux laisser de côté aucun enfant, argumente le maire. Je m’adresse à une partie des Sétois qui ne sont pas toujours aidés, à savoir la classe moyenne. Cette mesure me touche personnellement. Tout élève de primaire aura un repas à 1€ dans les cantines scolaires." Cette proposition est perçue comme la première mesure concrète de sa campagne, renforçant l’idée que la course aux municipales est bel et bien lancée.



