Au moins deux personnes ont été tuées et des entrepôts d'un hôpital ont été endommagés par des frappes israéliennes dans la bande de Gaza, a-t-on appris samedi 1er août auprès de sources médicales locales. Les frappes, survenues dans la nuit, ont touché la ville de Gaza, selon le ministère de la Santé du territoire palestinien.
Une première frappe a coûté la vie à deux personnes, tandis qu'une seconde a sérieusement endommagé les entrepôts d'un établissement hospitalier, détruisant des réserves de médicaments et de matériel médical. L'hôpital n'a pas été identifié dans l'immédiat, mais des témoins ont évoqué des dégâts matériels importants.
Un système de santé déjà exsangue
Le système de santé de la bande de Gaza, fragilisé par des mois de conflit, subit de nouveau les conséquences directes des bombardements. Selon l'Organisation mondiale de la santé (OMS), les hôpitaux de l'enclave manquent cruellement de fournitures de base, notamment de médicaments, de carburant et de sang pour les transfusions. Les dommages causés aux entrepôts de l'hôpital samedi vont inévitablement aggraver les difficultés du personnel soignant.
Le ministère de la Santé de Gaza, contrôlé par le Hamas, a fait état de plus de 40 000 morts depuis le début de la guerre, un chiffre souvent cité par les agences des Nations unies, bien que son exactitude soit difficile à vérifier de manière indépendante. Les femmes et les enfants représentent, selon ses données, une part significative des victimes.
Le conflit s'enlise
La guerre dans la bande de Gaza a commencé après l'attaque du Hamas contre Israël le 7 octobre 2023, qui a fait environ 1 200 morts, principalement des civils, selon les autorités israéliennes. En réponse, Israël a lancé une offensive militaire massive qui a réduit en ruines une grande partie de l'enclave.
Plus de 75 % de la population de Gaza a été déplacée, selon les estimations de l'ONU. Les habitants vivent dans des conditions précaires, sans accès suffisant à l'eau potable, à la nourriture et aux soins de santé. Les frappes de samedi ajoutent une nouvelle couche de tragédie.
Des appels au cessez-le-feu ignorés
La communauté internationale, par la voix de nombreuses ONG et de diplomates, appelle à un cessez-le-feu immédiat et à l'acheminement d'une aide humanitaire massive. Pourtant, les négociations entre Israël et le Hamas, menées sous l'égide du Qatar et de l'Égypte, n'ont jusqu'à présent abouti à aucun accord durable.
Les hôpitaux sont protégés par le droit international humanitaire, qui interdit de les attaquer sauf afin de protéger des civils, et uniquement après un avertissement. Les organisations de défense des droits humains accusent régulièrement les belligérants de ne pas respecter ces règles.
Le spectre de la famine
Parallèlement aux combats, la menace de la famine pèse sur la population. Les convois d'aide, entravés par les hostilités et le blocus, arrivent au compte-gouttes. Selon le Programme alimentaire mondial (PAM), la quasi-totalité des habitants de Gaza dépend de l'aide humanitaire pour survivre.
Les entrepôts de l'hôpital touché samedi contenaient des stocks de nourriture pour les patients, selon des sources locales. Leur destruction aggrave encore les risques de pénurie.



