Sinaloa : le retour de Quirino Ordaz vire au fiasco
Sinaloa : le retour de Quirino Ordaz vire au fiasco

Au Mexique, la tentative de l'ancien gouverneur de l'État de Sinaloa, Quirino Ordaz, de revenir au pouvoir a viré au fiasco. Selon le quotidien Le Monde, sa candidature à la gubernature, soutenue par le Parti révolutionnaire institutionnel (PRI), a été marquée par des divisions internes et une faible mobilisation, aboutissant à un échec retentissant.

Un retour avorté dans un climat de tensions

Quirino Ordaz, qui a gouverné le Sinaloa de 2017 à 2021, avait annoncé son intention de se représenter. Toutefois, son retour a été immédiatement contesté par plusieurs factions du PRI, qui lui reprochaient son bilan et sa gestion. Les dissensions internes ont affaibli sa campagne dès le départ.

Le scrutin, qui s'est tenu dans un climat de violences liées au narcotrafic, a vu une participation électorale en baisse. Les électeurs, lassés par les promesses non tenues et les scandales de corruption, se sont largement abstenus. Selon les résultats officiels, Quirino Ordaz a obtenu moins de 20% des voix, loin derrière son principal adversaire, le candidat du Mouvement de régénération nationale (MORENA), qui a recueilli plus de 50% des suffrages.

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Des divisions fatales et une opposition unie

Les divisions au sein du PRI ont été fatales. Plusieurs figures historiques du parti ont appelé à voter pour le candidat de MORENA, tandis que d'autres ont soutenu une candidature dissidente. Cette fragmentation a permis à l'opposition de capitaliser sur le mécontentement populaire.

En outre, la campagne de Quirino Ordaz a été entachée par des accusations de liens avec le crime organisé, bien qu'aucune preuve formelle n'ait été apportée. Ces allégations, largement relayées par les médias locaux, ont contribué à éroder sa crédibilité auprès des électeurs.

Un avenir politique incertain

Ce fiasco électoral laisse Quirino Ordaz dans une position délicate. Selon des analystes locaux, son avenir politique est désormais compromis, du moins à court terme. Le PRI, de son côté, doit faire face à une crise profonde, ayant perdu de nombreux bastions historiques dans la région.

Les conséquences de cette défaite pourraient se faire sentir lors des prochaines échéances électorales. La montée en puissance de MORENA dans le Sinaloa, combinée à l'affaiblissement du PRI, pourrait redessiner la carte politique de l'État. Les électeurs, eux, attendent désormais des actes concrets de la part des nouveaux dirigeants, notamment en matière de sécurité et de développement économique.

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