Deux récidivistes, Hamza E. A., 31 ans, et Malik G., 33 ans, ont été condamnés à deux ans de prison ferme par le tribunal judiciaire de Grasse pour le vol d'une montre à un touriste sur la Croisette à Cannes, le 29 avril 2026. Le butin, une Patek Philippe, s'est avéré être une contrefaçon estimée à seulement 250 euros.
Un vol minutieusement préparé
Les faits se sont déroulés vers 19 h 45 sur le boulevard de la Croisette. Après un repérage effectué avec deux autres individus non identifiés, les deux hommes ont ciblé un touriste assis sur une chaise bleue, portant ce qui semblait être une montre de luxe à son poignet. L'un des agresseurs a bloqué la tête de la victime avec ses mains pendant que l'autre arrachait la montre et prenait la fuite.
Les voleurs se sont enfuis à bord d'une Peugeot 308 en direction d'Antibes. La scène a été filmée par les caméras de vidéosurveillance, et la plaque d'immatriculation du véhicule a permis aux enquêteurs de remonter la piste des fuyards, qui ont été arrêtés le 26 juin 2026.
Des récidivistes connus des services de police
Hamza E. A., de nationalité marocaine et résidant en Espagne, compte 7 mentions à son casier judiciaire. Son complice, Malik G., domicilié à Mandelieu, en compte 17. Tous deux ont déjà passé plusieurs années derrière les barreaux. Ils avaient d'ailleurs été repérés à Saint-Tropez le 14 avril dernier lors d'un simple contrôle routier, sans être inquiétés.
Lors de leur procès, les deux prévenus ont nié les faits. L'un a déclaré : « J'ai fait que me balader pour acheter une glace, moi je n'ai volé personne ni fait de la surveillance », tandis que l'autre a affirmé : « J'étais à Barcelone ce jour-là, j'ai même une vidéo avec mon fils ! »
Des preuves accablantes
Le procureur a contredit ces déclarations : « On a retrouvé la photo de la montre volée avec le bracelet arraché et de plusieurs autres modèles sur les portables, ainsi que des photos d'armes de poing. » De plus, Malik G. avait tenté de dissimuler son téléphone et avait refusé de communiquer le code de déverrouillage.
Le ministère public avait requis 4 ans de prison ferme contre Malik G., soupçonné d'être « l'arracheur », et 3 ans pour son complice. Le procureur a souligné : « C'est un positionnement insupportable, ils nient l'évidence avec des images vidéo de la scène d'excellente qualité », demandant leur maintien en détention.
L'avocat de la défense a regretté que tous les auteurs « n'aient pas été identifiés et qu'on n'ait juste des doutes avec une succession de suppositions ».
Une condamnation malgré la contrefaçon
Finalement, les deux prévenus ont été condamnés à deux ans de prison ferme. Hamza E. A. a également écopé d'une interdiction du territoire français pendant 10 ans. Le tout pour une réplique de Patek Philippe, certes de bonne qualité, mais estimée à seulement 250 euros.



