Présidentielle 2027 : les dates du scrutin font polémique avec le 1er mai
Présidentielle 2027 : dates du scrutin et polémique du 1er mai

Les dates de l'élection présidentielle 2027 sont officielles. Le premier et le second tour se dérouleront respectivement les dimanches 18 avril et 2 mai prochains. Ce choix est strictement encadré par la Constitution française, qui prévoit un délai pour fixer le scrutin avant l'expiration des pouvoirs du président en exercice.

Une polémique autour de la date du second tour

La date du second tour fait déjà polémique car elle intervient au lendemain de la Fête du travail, le 1er mai. Le candidat Républicain Bruno Retailleau s'est dit "en colère", évoquant un choix qui "n'est pas neutre" et "pas normal sur le plan démocratique". Plusieurs syndicats ont réagi à cette annonce.

Les syndicats partagés sur la question

Julie Ferrua, co-déléguée générale de Solidaires, a déclaré : "On appellera de toute façon à la mobilisation le 1er mai, c'est une date essentielle pour les travailleurs et les travailleuses." Elle ajoute : "À partir du moment où l'on porte les revendications du monde du travail, on fait de la politique." Selon elle, "la date du second tour ne rentre pas en ligne de compte pour nous. Si le but c'est qu'il n'y ait pas de manifestations, c'est raté." Elle précise toutefois que la polémique sur le choix des dates est "injustifiée".

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Frédéric Souillot, secrétaire général de Force ouvrière (FO), partage son point de vue : "C'est la première chose à laquelle j'ai pensé en apprenant la date du second tour." FO milite contre les politiques qui "tentent de remettre en cause le seul jour férié chômé". Souillot confie : "Pour nous ça ne va pas changer grand-chose, nous allons organiser le 1er mai comme journée de revendication internationale des travailleurs comme on l'organise chaque fois." Il admet que "la date du second tour ne me dérange pas, mais fatalement, ça va compliquer les choses notamment pour des questions d'organisation" et pour des raisons d'instrumentalisation par certains partis en cas de débordements.

Dominique Corona, Secrétaire général adjoint de l'Union nationale des syndicats autonomes (UNSA), indique que cette date "n'a pas interpellé les militants". Il rappelle : "Ce n'est pas la première fois que le 1er mai tombe entre les deux tours. Empêcher cette manifestation serait une première en France."

Pas d'appel aux votes de la part des syndicats

Frédéric Souillot précise : "Nous n'appelons pas à voter pour l'un ou l'autre. Je pense que les gens qui iront voter le 2 mai sauront déjà quel bulletin ils mettront dans l'urne."

La réaction du gouvernement

La porte-parole du gouvernement, Maud Bregeon, a déclaré mercredi faire "confiance" aux forces de l'ordre ainsi qu'à la "responsabilité" des forces politiques "qui appliqueront cette règle qui me semble évidente et importante du silence républicain qui précède les jours électoraux." Elle a ajouté faire confiance à "l'intelligence des Français".

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