À quelques semaines de la primaire socialiste qui doit désigner le candidat du parti à l'élection présidentielle de 2027, une polémique émerge autour du coût de participation. Les électeurs devront s'acquitter d'une contribution de 15 euros pour prendre part au scrutin prévu en octobre, un montant vivement critiqué par Ségolène Royal.
Une contribution jugée excessive
L'ancienne candidate socialiste à la présidentielle de 2007, qui a annoncé début juillet sa volonté de participer à cette primaire, estime que cette somme risque de décourager les électeurs. « Vérifier une motivation en fixant une contribution symbolique, oui, mais faire un barrage par un prix trop élevé risque d'affaiblir l'idée même de la bonne initiative de primaire démocratique », a-t-elle écrit sur le réseau social X. Elle plaide pour une participation ne dépassant pas cinq euros.
« C'est trop cher. Comment justifier de passer de 2 euros (après les 20 euros de 2006) à la précédente primaire de 2016, à 15 euros cette année !! Alors que le pouvoir d'achat a baissé », a-t-elle ajouté, dans un message publié le 2 août 2026.
Une hausse par rapport aux précédentes primaires
Ségolène Royal rappelle qu'il ne fallait débourser qu'un euro par tour, soit deux euros au total, pour participer à la primaire socialiste de 2017 remportée par Benoît Hamon. Lors de la primaire citoyenne de 2011, qui avait désigné François Hollande, la participation s'élevait à un euro, d'après Le Parisien. « Comment justifier de passer de deux euros à quinze euros alors que le pouvoir d'achat a baissé ? », interroge l'ancienne ministre.
Selon L'Opinion, cette participation financière serait versée à une association de financement et n'impliquerait pas automatiquement une adhésion au Parti socialiste ou à Place publique. Cette mesure suscite également des critiques sur les réseaux sociaux, certains y voyant un moyen d'exclure les électeurs les plus modestes.
Une primaire réservée au « pôle socialiste »
Le fonctionnement de cette primaire diffère toutefois des précédentes. Début juillet, les militants socialistes ont voté en faveur d'un scrutin réservé aux membres du « pôle socialiste », qui regroupe notamment le Parti socialiste et son allié Place publique. Le texte adopté prévoit que les adhésions à ce pôle resteront possibles jusqu'au jour du vote. Le PS revendique aujourd'hui environ 40 000 adhérents, contre près de 10 000 pour Place publique.
Les modalités d'organisation du scrutin, notamment les dates précises et les règles de parrainage des candidats, doivent encore être définitivement arrêtées.
Des parrainages indispensables
Au-delà du débat sur le coût de participation, les candidats devront également franchir une autre étape : réunir un nombre suffisant de parrainages d'élus ou de membres du Conseil national du PS pour pouvoir se présenter. Une exigence qui pourrait compliquer la candidature de Ségolène Royal, dont les soutiens au sein des instances du parti se sont réduits au fil des années.



