Le tribunal administratif de Nîmes a rejeté, ce jeudi 15 octobre, le recours du Rassemblement national (RN) qui demandait l'annulation des élections municipales de mars dernier à Nîmes. La décision a été rendue après l'audience qui s'était tenue le 1er octobre dernier. Les représentants du RN, dont Julien Sanchez, contestaient notamment l'envoi d'un mail par la structure Paloma, le 18 mars 2026, qu'ils estimaient susceptible d'avoir eu une « incidence déterminante sur le résultat du scrutin ».
Les griefs soulevés par le RN
Outre ce mail, les requérants dénonçaient également la diffusion de tracts qu'ils jugeaient « injurieux », des bulletins de vote au nom de Julien Sanchez placés ponctuellement à l'envers dans un bureau de vote, ainsi que des irrégularités lors des votes, telles qu'une procuration irrégulière, une personne ayant voté sans être inscrite au bureau de vote concerné ou encore l'absence de justification de l'identité.
La position de la rapporteure publique
À l'issue des débats lors de l'audience du 1er octobre, la rapporteure publique avait conclu au rejet du recours du RN, estimant que ces éléments n'avaient pas eu de conséquence sur la sincérité du scrutin, au vu de l'écart entre les deux candidats. La liste de Vincent Bouget ayant obtenu 40,97 % des suffrages exprimés contre 37,52 % pour celle de Julien Sanchez.
Cette décision met un terme à la contestation du scrutin par le RN à Nîmes, confirmant ainsi la victoire de Vincent Bouget au second tour des élections municipales.