Laure-Agnès Caradec, présidente de la fédération Les Républicains (LR) des Bouches-du-Rhône, a annoncé ce mardi 12 mai 2026 son ralliement à Éric Ciotti, figure de l'extrême droite. Cette décision, officialisée lors d'une conférence de presse à Marseille, provoque une onde de choc au sein du parti LR, déjà fragilisé par des divisions internes persistantes.
Un départ qui fragilise LR
Caradec, élue locale influente, justifie son choix par la nécessité de "défendre les valeurs de la droite républicaine face à l'effondrement du parti". Elle estime que LR n'est plus en mesure de représenter une alternative crédible. Son ralliement à Ciotti, qui a fondé le mouvement "Union des droites pour la République" (UDR), illustre la droitisation croissante d'une partie de l'électorat LR.
Les réactions au sein du parti
La direction nationale de LR a immédiatement condamné cette défection. Dans un communiqué, le parti dénonce "une trahison des valeurs républicaines" et annonce l'exclusion de Caradec. Plusieurs cadres locaux expriment leur désarroi, tandis que d'autres appellent à une refondation du parti. Cette défection pourrait entraîner un effet domino, d'autres élus LR envisageant de suivre Caradec.
Les enjeux pour 2027
À l'approche des élections législatives de 2027, ce ralliement renforce la stratégie de Ciotti, qui cherche à unifier la droite dure. Caradec apporte avec elle un réseau d'élus et de militants dans les Bouches-du-Rhône, département clé. Cette alliance pourrait redessiner le paysage politique local, mettant en difficulté les candidats LR restants.
Les réactions de la classe politique
Les réactions ne se font pas attendre. Le président de la région Provence-Alpes-Côte d'Azur, Renaud Muselier (LR), qualifie cette décision de "grave erreur". De son côté, le Rassemblement national salue "un ralliement de bon sens". La majorité présidentielle y voit "la confirmation de l'éclatement de la droite". Les analystes politiques soulignent que cette scission pourrait bénéficier à la majorité sortante en divisant l'opposition de droite.
Un contexte de crise pour LR
Ce départ intervient dans un climat de tensions internes, marqué par des divergences stratégiques entre les partisans d'une ligne dure et les modérés. Depuis l'élection présidentielle de 2022, LR peine à trouver une identité claire. Les ralliements successifs à Ciotti ou à Macron affaiblissent le parti, qui voit son influence diminuer. La question de la survie de LR se pose désormais avec acuité.
L'avenir de Laure-Agnès Caradec au sein de l'UDR reste à préciser. Elle pourrait y occuper un poste de responsabilité, notamment dans la fédération des Bouches-du-Rhône. Ce ralliement marque une étape supplémentaire dans la recomposition de la droite française, où les frontières entre LR et l'extrême droite s'estompent.



