Chaque lundi, le Poufre sétois pose ses ventouses sur l'actualité locale. Ce 1er décembre, il revient sur le conseil municipal exceptionnellement long de Sète, qui a tenu en haleine les citoyens présents jusqu'au bout de la nuit.
Une séance marathon sous les projecteurs
Profitant de la rotation des sites dédiés aux conseils municipaux, le Poufre s'est rendu la semaine dernière au gymnase Di Stefano – que certains appellent familièrement le congélateur ou le réfrigérateur – pour assister à la séance. La salle était copieusement garnie, preuve de l'intérêt suscité par ce moment démocratique. Autour de la table, quatre des cinq candidats aux prochaines élections municipales étaient présents, rendant l'atmosphère électrique.
Piques et contre-attaques
La session a été marquée par des échanges vifs : diatribes, sorties cinglantes, réponses et contre-réponses. Les débats se sont enchaînés sans fin, les élus se renvoyant la balle sur fond de campagne électorale. Peu à peu, les spectateurs, lassés par cette joute verbale, ont quitté les lieux. Le conseil s'est finalement achevé à 1h30 du matin, soit huit heures après le début des discussions.
Un record historique
Avec huit heures de délibérations, ce conseil municipal bat le précédent record de 7h30, établi en 2001. Une durée équivalente à une journée de travail, qui interroge sur l'efficacité du processus démocratique local.
Démocratie contre-productive ?
En retournant, frigorifié jusqu'aux tentacules, le Poufre s'est demandé si cette longue séance n'était pas contre-productive. Alors que le public est déjà dubitatif face à la chose politique, un tel marathon pourrait renforcer la défiance plutôt que l'engagement citoyen.
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