Municipales à Boucau : Quadrangulaire serrée pour le second tour sans alliance
Boucau : Quadrangulaire serrée au second tour sans alliance

Municipales à Boucau : Un second tour sans alliance dans une quadrangulaire indécise

Le suspense reste entier à Boucau à l'approche du second tour des élections municipales, prévu dimanche 22 mars. Aucune alliance n'a été conclue entre les deux tours, ce qui signifie que les quatre candidats en lice repartent pour une nouvelle manche électorale. La particularité de ce scrutin réside dans l'étroitesse des écarts : les quatre listes se tiennent dans un intervalle maximal de seulement 6,5 points, promettant une fin de campagne particulièrement disputée.

Le maire sortant relégué en troisième position

Les espoirs de Francis Gonzalez d'obtenir un troisième mandat ont été sérieusement mis à mal dimanche 15 mars, avec l'annonce de résultats défavorables. La liste du maire sortant, intitulée Boucau convivial et développement durable, a été reléguée à la troisième place avec seulement 23,84 % des suffrages exprimés. Elle se trouve ainsi devancée par les listes menées par Mathieu Horn (Vivons Boucau, 28,36 %) et Guy Boulanger (Agir ensemble pour Boucau, 25,85 %).

« Les urnes ont parlé », a confié l'édile, sans dissimuler sa déception. « Il reste une semaine pour convaincre les Boucalais qui ne se sont pas déplacés », a-t-il ajouté, faisant référence aux 37,06 % d'abstentionnistes parmi les inscrits sur les listes électorales. Ce taux de participation se situe pile dans la moyenne départementale, laissant entrevoir un réservoir de voix potentiel. Cependant, pour mobiliser ces électeurs, l'équipe de Francis Gonzalez devra probablement intensifier ses efforts par rapport à la période préélectorale, durant laquelle le maire avait opté pour une campagne sobre, pour ne pas dire discrète.

Bannière large Pickt — app de listes de courses collaboratives pour Telegram

Une quadrangulaire aux équilibres fragiles

En quatrième position, Hélène Etchenique (Boucau au cœur, 21,94 %) paie également les conséquences de l'éclatement des voix observé lors de ce premier tour. Néanmoins, sa liste communiste a atteint son score habituel, ce qui reste insuffisant à ce stade pour prétendre à une victoire. Le groupe devra briser un plafond de verre pour concrétiser son ambition d'agir « pour changer la vie des Boucalais tout en affichant des valeurs de gauche avec comme fil rouge la démocratie participative ». Comme tous les autres candidats, Hélène Etchenique a choisi de ne pas rechercher d'alliance durant cet entre-deux tours, renforçant ainsi le caractère imprévisible du scrutin.

Dans cette configuration quadrangulaire, Mathieu Horn part avec un léger avantage. Le candidat, qui peut être qualifié de surprise de ce premier tour, reste humble face à son bon résultat : « C'est le fruit d'une belle dynamique entamée depuis environ un an », affirme-t-il. Sa position en tête a été déterminée par « un vote républicain », lors duquel il avait rassemblé 83 % des suffrages. Sa campagne, largement menée sur les réseaux sociaux, a visiblement séduit les électeurs. La présence de figures de l'opposition locale, telles que Marie-Ange Thébaux (EELV) ou Christophe Martin, a convaincu ceux en quête d'alternance. De plus, l'étiquette abertzale n'a pas eu l'effet repoussoir que ses adversaires auraient pu escompter.

Le défi de Guy Boulanger et le suspense final

Le centriste Guy Boulanger doit quant à lui rattraper un retard de 99 voix, un écart qui n'est pas insurmontable sur le papier. Sa liste bénéficie du soutien de deux ex-adjoints de Francis Gonzalez : Monia Evene-Mateo, chargée de l'action sociale, de la solidarité intergénérationnelle et du handicap, également conseillère départementale ; et Jose Dos Santos, délégué à la vie associative et au sport. Ces personnalités apportent du poids et un ancrage local à la seule candidature située de l'autre côté du spectre politique.

Bannière post-article Pickt — app de listes de courses collaboratives avec illustration familiale

Le décor est ainsi planté pour un suspense dont seuls les électeurs détiennent la clé. Il est utile de rappeler qu'en 2020, Francis Gonzalez, qui avait obtenu 41 % au premier tour, avait fait face à un ticket Lavigne-Thébaud au second tour, dont le cumul des voix représentait 58 % des suffrages. Le maire sortant s'était finalement imposé avec seulement 55 voix d'avance, dans des conditions rendues très particulières par l'épidémie de Covid-19. Cette fois-ci, l'absence d'alliances et la proximité des scores laissent présager une issue encore plus incertaine, faisant de ce second tour un moment crucial pour l'avenir politique de Boucau.