De notre envoyé spécial à Vienne (Autriche). À chaque fois que l’on a croisé Monroe, à Paris, Amsterdam ou Vienne lors de son marathon pour l’Eurovision 2026, la jeune artiste de 17 ans a toujours été solaire. Lorsqu’elle est arrivée dans la salle de presse, dans la nuit de samedi à dimanche, après avoir fini à la 11e place, pour la France, en finale de la 70e édition du concours, c’était là encore avec le sourire.
Rien sur son visage ne laissait transparaître une éventuelle déception alors que les bookmakers la plaçaient encore en début de semaine parmi les favoris pour le trophée. Face aux journalistes, celle qui a interprété Regarde ! s’est dite « très fière ». « On a tout donné sur cette scène », a-t-elle réagi à chaud.
Une aventure inoubliable
Elle a vécu « une aventure de fou » durant laquelle elle s’est « beaucoup amusée » et a « travaillé très dur ». Monroe peut se consoler avec un satisfecit : elle est arrivée quatrième des votes des jurys professionnels qui lui ont attribué 144 points. Le public a été bien moins généreux : avec 14 petits points, elle émarge à la dix-huitième place du télévote. Déçue ? « Non, non, ça va. Je suis contente de ce qu’on a partagé », insiste-t-elle.
Entrée dans l’histoire du concours
À priori, elle ne compte pas prendre de vacances tout de suite. Elle déclare avoir « hâte de continuer à faire de la musique ». Une tournée des églises est à son agenda dès cet automne. Mais, en attendant, sa priorité est « d’aller manger chez McDo avec [son] équipe ». Cela nous rassure sur l’insouciance de ses 17 ans.
À son côté, la cheffe de délégation Alexandra Redde-Amiel salue l’humilité de Monroe à qui elle prédit « une grande carrière ». « À la sortie de la green room, tout le monde lui disait qu’elle est "amazing". Je crois qu’il y a quelque chose chez elle qui est plus grand que l’Eurovision, qui va continuer à se développer ». Et elle compte bien « ne pas la lâcher ».
La cheffe de délégation juge cette onzième place française « honorable » : « La première chose que Monroe a dite, c’est : "Merci de m’avoir fait vivre tout ça". Elle est un exemple pour la jeunesse d’aujourd’hui. » Et Alexandra Redde-Amiel de souligner que l’adolescente entre à sa manière dans l’histoire du concours en étant la dernière candidate mineure à avoir été en lice à l’Eurovision. « Dès l’année prochaine les règles changent, il faudra être majeur pour participer ».



