Le festival de Cannes a accueilli cette année le dernier film d'Asghar Farhadi, intitulé « Histoires parallèles », en compétition pour la Palme d'or. Le réalisateur iranien, connu pour ses drames psychologiques complexes, signe ici un thriller qui explore les méandres de la vérité et du mensonge. Cependant, malgré une mise en scène soignée et un casting de renom, le film semble laisser un goût d'inachevé.
Un jeu de faux-semblants
L'intrigue se déroule dans un huis clos oppressant où les personnages se livrent à un jeu de dupes. Farhadi tisse une toile de mensonges et de manipulations, mais le scénario peine à convaincre par sa profondeur. Les critiques notent que le réalisateur recycle des thèmes déjà abordés dans ses œuvres précédentes, sans apporter de renouveau.
Un casting brillant mais sous-exploité
Le film réunit des acteurs talentueux, mais leurs performances sont entravées par des dialogues parfois artificiels. La tension dramatique, habituellement la marque de fabrique de Farhadi, semble ici s'essouffler. Les spectateurs attendent un rebondissement qui ne vient jamais vraiment.
Une réception mitigée
Les premières réactions de la presse sont partagées. Si certains saluent l'ambition formelle du film, d'autres déplorent un manque de substance. « Histoires parallèles » risque de diviser le public cannois, habitué à des œuvres plus percutantes.
En conclusion, Asghar Farhadi livre un film techniquement maîtrisé mais émotionnellement distant. La compétition reste ouverte, mais ce nouveau cru semble moins convaincant que ses précédents succès.



