Un séisme politique dans la préfecture du Doubs
La ville de Besançon, traditionnellement ancrée à gauche depuis plus d'un siècle, vit un moment de tension politique intense. Selon une estimation Ipsos BVA Cesi Ecole Ingénieurs réalisée pour France Télévisions, Radio France et Public Sénat/LCP-AN, la maire écologiste sortante Anne Vignot serait distancée au premier tour des élections municipales par le candidat Les Républicains Ludovic Fagaut.
Des chiffres qui parlent d'eux-mêmes
L'écart est significatif : Ludovic Fagaut, soutenu par le MoDem, obtiendrait 40,38 % des voix, tandis qu'Anne Vignot, candidate d'une alliance Ecologistes-PS-PCF, ne récolterait que 33,6 %. Une troisième liste, celle de Séverine Véziès pour La France Insoumise (LFI), se qualifierait également pour le second tour avec 10,56 % des suffrages.
L'enjeu crucial des alliances
La situation est particulièrement préoccupante pour les écologistes et la gauche bisontine qui espéraient conserver cette ville symbolique. Ce n'est pas encore perdu mais c'est mal engagé, sauf si une alliance se concrétise au second tour avec la liste LFI. Séverine Véziès a d'ores et déjà indiqué qu'elle tendrait la main à Anne Vignot entre les deux tours. La maire sortante a pour sa part déclaré qu'elle examinerait cette proposition « sous conditions ».
Un siècle de domination gauche remis en question
La préfecture du Doubs est dirigée par la gauche de manière quasi ininterrompue depuis plus de cent ans. Ce possible basculement vers la droite représenterait donc un événement historique dans le paysage politique local. Les prochains jours seront décisifs pour l'avenir politique de Besançon, avec des négociations qui s'annoncent complexes entre les différentes forces de gauche.
Le second tour déterminera si la gauche parvient à se rassembler pour conserver cette ville emblématique, ou si Ludovic Fagaut réussira à provoquer un véritable séisme politique dans cette cité franc-comtoise au passé politique si stable.



