Sheikh Hasina, la Première ministre déchue du Bangladesh, a annoncé depuis l'Inde son intention de revenir au Bangladesh pour participer aux prochaines élections. Cette déclaration survient après des semaines de troubles politiques qui ont conduit à sa chute.
Une annonce depuis l'exil
Dans une vidéo diffusée sur les réseaux sociaux, Sheikh Hasina a affirmé : « Je retournerai au Bangladesh dès que la situation le permettra, pour que mon peuple puisse à nouveau choisir son destin. » Elle a appelé ses partisans à rester pacifiques et à se préparer pour un scrutin qu'elle espère libre et équitable.
Hasina, qui a dirigé le pays pendant plus de 15 ans, a été contrainte de fuir vers l'Inde en juillet dernier après des manifestations massives contre son gouvernement. Les violences ont fait plus de 300 morts, selon des sources locales.
Un contexte politique tendu
Le gouvernement intérimaire, dirigé par le prix Nobel de la paix Muhammad Yunus, a promis d'organiser des élections d'ici 2026. Cependant, la situation reste fragile, avec des tensions entre les partisans de Hasina et les nouveaux dirigeants.
L'Inde, qui a accordé l'asile à Hasina, n'a pas officiellement commenté son annonce. Mais des analystes estiment que New Delhi pourrait jouer un rôle de médiateur pour éviter une escalade.
Quel avenir pour le Bangladesh ?
Le retour de Hasina pourrait raviver les tensions, mais aussi offrir une opportunité de réconciliation nationale. Selon un expert en politique sud-asiatique, « le Bangladesh a besoin d'un dialogue inclusif pour sortir de la crise ».
En attendant, la population reste dans l'expectative, espérant que la transition se fera dans le calme et la démocratie.



