Moscou a officiellement accusé des candidats à l'élection présidentielle française de 2027 d'agiter la menace russe sans raison valable, selon une déclaration de la porte-parole du ministère russe des Affaires étrangères, Maria Zakharova. Cette mise en cause intervient alors que la campagne électorale française s'annonce marquée par des débats sur la politique étrangère et la sécurité.
Une accusation sans précédent dans la campagne
Lors de son point presse hebdomadaire, Maria Zakharova a déclaré que certains candidats français utilisaient la menace russe comme « un épouvantail électoral » pour mobiliser leur électorat. Elle a cité des exemples de déclarations publiques jugées « provocatrices » et « infondées », sans toutefois nommer explicitement les candidats concernés. La porte-parole a précisé que ces propos « ne correspondent pas à la réalité des relations bilatérales » entre la France et la Russie.
Selon elle, cette stratégie viserait à détourner l'attention des véritables enjeux intérieurs, notamment les questions économiques et sociales. Elle a également rappelé que la Russie reste ouverte au dialogue avec la France, malgré les tensions actuelles liées au conflit en Ukraine.
Une réaction attendue des responsables politiques français
Cette accusation intervient dans un contexte de fortes tensions diplomatiques entre Paris et Moscou depuis l'invasion de l'Ukraine en février 2022. Plusieurs candidats déclarés ou pressentis à la présidentielle française ont récemment durci leur discours à l'égard de la Russie, appelant à un renforcement des sanctions et à un soutien accru à Kiev. En réponse, Maria Zakharova a affirmé que « la Russie ne constitue pas une menace pour la France » et que les allégations répétées à ce sujet relèvent d'une « manipulation politique ».
Les observateurs notent que cette prise de position russe pourrait influencer le débat électoral français, en particulier sur les questions de défense et de souveraineté nationale. Certains candidats pourraient être tentés de répondre directement à ces accusations, tandis que d'autres pourraient les utiliser pour critiquer la politique étrangère du gouvernement actuel.
Un impact potentiel sur les relations bilatérales
Cette sortie de Moscou pourrait compliquer davantage les relations entre la France et la Russie, déjà au plus bas depuis des décennies. Les experts en relations internationales soulignent que de telles déclarations risquent de renforcer la méfiance mutuelle et de freiner toute tentative de dialogue diplomatique. Selon une source diplomatique française, « il est peu probable que cette accusation change la position de Paris, qui reste ferme sur la défense de la souveraineté ukrainienne ».
À l'approche du scrutin de 2027, la question russe s'annonce comme l'un des thèmes centraux de la campagne. Les candidats devront se positionner clairement sur la politique à adopter face à Moscou, tout en répondant aux attentes des électeurs en matière de sécurité et de stabilité internationale. La Russie, de son côté, semble déterminée à peser dans le débat, en dénonçant ce qu'elle perçoit comme une instrumentalisation de la menace russe à des fins électorales.



