Ce jeudi 25 juin 2026, le vieil-Antibes a été le théâtre d'un ballet sécuritaire hors norme à l'occasion du premier sommet franco-italien depuis 2020. La visite d'Emmanuel Macron et de Giorgia Meloni a entraîné la fermeture du musée Picasso, l'écourtement des terrasses et le bouclage des remparts, bousculant le quotidien des commerçants et des visiteurs.
Un dispositif de sécurité maximal
Dès le milieu de la journée, l'accès au château Grimaldi, qui abrite le musée Picasso, a été interdit. Voitures, barrières et policiers empêchaient toute intrusion autour du monument. Sous la halle du marché provençal, les stands ont plié bagage plus tôt que d'habitude. Une commerçante, étonnée de voir encore des piétons circuler, prévenait : « Ils vont bientôt fermer les remparts. »
Au large, deux bâtiments de la Marine éloignaient les yachts et autres bateaux trop proches du littoral. Un drone survolait la zone, tandis qu'un hélicoptère tournait en prévision de l'arrivée du cortège. Des CRS sont arrivés en colonne, se positionnant en bas de la rue Aubernon, resserrant l'étau sécuritaire.
Des curieux entre déception et amusement
Malgré les restrictions, de nombreux badauds se sont massés près du musée Picasso et de la cathédrale. Une touriste américaine, chapeau de paille sur la tête et appareil en bandoulière, soufflait : « Visiblement, on a choisi le mauvais jour pour venir… » Elle comptait visiter le musée, mais celui-ci était inaccessible.
D'autres ont pris la situation avec humour. Eric, un retraité, comparait l'ambiance au Tour de France, « mais sans vraiment de public ». Un Italien bien connu de la ville chambrait : « Les gens sont surtout venus voir Meloni. Ici, ils la préfèrent… » avant de prendre des photos avec le ministre de la Culture italien, Alessandro Giuli.
Un bain de foule et une apparition remarquée
Le ministre Alessandro Giuli, reçu par le maire Jean Leonetti sur le parvis de la mairie, a profité d'un bain de foule. Une petite ambiance s'est créée autour de lui. Puis, vers 14 heures, le cortège présidentiel est arrivé. Les motards ont ouvert la voie, suivis de voitures de police. Dans l'une d'elles, une fenêtre s'est baissée : Emmanuel Macron a adressé un geste à la foule. Les smartphones ont immédiatement été sortis. Un témoin a lancé à un ami : « Il a fait coucou, j'ai filmé son bras regarde c'est sa chemise ! »
Un souvenir de vacances inattendu
Pour certains, cette visite restera un souvenir de vacances original. Aurélien, en vacances sur la Côte d'Azur, confiait : « Cela fait quelques heures que j'attends l'arrivée du Président de la République, j'espère pouvoir le voir. » Une commerçante, qui a dû baisser le rideau l'après-midi, se montrait positive : « Je suis vraiment très contente. Cela fait de l'animation et c'est sympa pour Antibes. »
Entre sécurité maximale et curiosité amusée, la visite des deux chefs d'État a marqué la journée des Antibois et des touristes, transformant la cité des remparts en un lieu sous haute surveillance, mais aussi en scène d'un spectacle politique improvisé.



