SCAF : Macron confiant malgré les tensions, « un bon projet » selon le président
SCAF : Macron confiant malgré les tensions

Le président français Emmanuel Macron a estimé, dans un entretien ce mardi à plusieurs journaux, que le projet de futur avion de combat européen (SCAF) est « un bon projet » et que « les choses doivent avancer », en dépit des tensions entre industriels français et allemands.

Un projet stratégique pour l'Europe

Interrogé par plusieurs médias européens, dont Le Monde, The Economist et la Süddeutsche Zeitung, Emmanuel Macron s'est montré optimiste : « C'est un bon projet et je n'ai eu aucune expression allemande pour me dire que ce n'est pas un bon projet. Quand les industriels essaient de faire de la dissynergie, c'est une chose, mais ce n'est pas à nous de la cautionner. » Il a assuré qu'il en rediscuterait avec le chancelier allemand Friedrich Merz.

Des tensions industrielles persistantes

Le SCAF, système de combat aérien du futur, est un projet d'avion de chasse de sixième génération lancé en 2017 par la France, l'Allemagne et l'Espagne, avec un budget de 100 milliards d'euros. Prévu pour une mise en service en 2035 voire 2040, le programme est confronté à des dissensions entre les industriels. Dassault, maître d'œuvre, réclame plus d'autonomie dans les décisions, ce que refusent les partenaires allemands et espagnols d'Airbus.

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Macron a également lié le sort du SCAF à celui du char de combat commun : « Parce que vous imaginez, si d'aventure, le partenaire allemand remettait en cause l'avion commun, on serait obligé de remettre en cause le char commun », a-t-il prévenu.

Un parallèle avec Ariane-6

Le chef de l'État a relativisé les difficultés en évoquant l'exemple d'Ariane-6 : « Ce que je vis là, sur le SCAF, je l'ai vécu sur Ariane-6. J'entendais, toutes les semaines, les Allemands ne vont pas mettre l'argent, c'est fini, catastrophe. On l'a fait. »

Depuis le printemps, les positions restent figées, et certains milieux industriels allemands plaident pour un changement d'alliance, spéculant sur la possibilité que Berlin rejoigne le projet concurrent GCAP avec le Royaume-Uni, l'Italie et le Japon.

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