Un « jalon majeur vers la qualification du missile et son intégration au Rafale ». Le ministère des Armées annonce ce vendredi dans un communiqué que « la Direction générale de l'Armement (DGA) a réalisé avec succès le premier tir du Mica NG (missile d'interception de combat et d'autodéfense de nouvelle génération) en configuration de vol supersonique du Rafale ».
Un missile pour faire face aux menaces futures
Grâce à ses technologies embarquées, ce nouveau missile « permettra aux forces de faire face aux menaces futures et de conserver la supériorité opérationnelle dans des espaces aériens contestés ». La chaîne de production au sein de l'industriel MBDA est en cours de mise en place et « permettra de satisfaire les besoins français et export dans un contexte de préparation de l'industrie à un conflit de haute intensité ».
Un tir supersonique pour valider l'autodirecteur infrarouge
Ce tir a été réalisé sur le site « Méditerranée » de la DGA Essais de missiles. Il s'agit du deuxième tir de développement du Mica NG depuis un Rafale, mais du premier effectué en vol supersonique, c'est-à-dire à une vitesse supérieure à celle du son (Mach 1), à laquelle « le missile et son autodirecteur infrarouge sont soumis à une température environnante plus élevée ».
L'autodirecteur est un système utilisé par le missile pour corriger automatiquement sa trajectoire en fonction des informations qu'il reçoit. Il utilise les rayonnements infrarouges émis par la cible. « Plus la température environnante est élevée, plus le contraste entre la cible d'intérêt et le fond de l'image sera faible et plus l'autodirecteur peinera à la détecter », explique le ministère des Armées. Cet essai a permis de valider les capacités de l'autodirecteur dans ces conditions.
D'autres tirs à venir
De nouveaux tirs auront lieu afin de valider les pleines capacités du Mica NG, dans ses différentes versions et configurations de tir, à différentes altitudes et vitesses de vol de l'avion.
Le Mica NG : une évolution du missile Mica
Depuis leur entrée en service dans les années 2000, les Rafale français sont dotés de missiles Mica, capables d'assurer les missions d'autoprotection à courte portée mais aussi des missions d'interception de chasseurs ennemis à plus longue portée (environ 80 km), en complément de celles du missile Meteor.
Comme le missile Mica actuel, le Mica NG, qui doit entrer en service d'ici à 2030, sera développé en deux versions : autodirecteur infrarouge et électromagnétique. Enfin, le Mica NG dans sa version VL (Vertical Launch – lancement vertical) « s'intègrera dans le continuum des capacités de défense sol-air des armées ».



