Un bal néonazi autrichien financé par le groupe de Bardella au Parlement européen
Le groupe de Bardella finance un bal néonazi en Autriche

Le groupe des Patriotes pour l'Europe, dirigé par Jordan Bardella, a accordé une subvention de 3 000 euros à un bal néonazi organisé à Vienne en février 2025. Cette information, révélée par le média autrichien Kontrast, a provoqué une vive polémique au sein du Parlement européen.

Les faits

Selon les documents consultés par Kontrast, le financement provient du budget alloué au groupe politique pour ses activités. Le bal, intitulé "Bal de la Liberté", était organisé par l'extrême droite autrichienne et a réuni environ 200 participants, dont des figures connues de la mouvance néonazie européenne.

Le groupe des Patriotes, créé en juillet 2024, rassemble des partis d'extrême droite de plusieurs pays, dont le Rassemblement national français, le FPÖ autrichien et le Fidesz hongrois. Jordan Bardella, député européen et président du RN, n'a pas commenté directement cette affaire.

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Réactions et conséquences

Plusieurs eurodéputés ont condamné ce financement. Raphaël Glucksmann, tête de liste PS-Place publique aux européennes, a déclaré : "C'est une honte que l'argent des contribuables européens serve à financer des événements néonazis. Bardella doit s'expliquer."

De son côté, la présidente du Parlement européen, Roberta Metsola, a annoncé l'ouverture d'une enquête administrative. "Nous ne tolérerons aucun détournement des fonds européens à des fins contraires aux valeurs de l'Union", a-t-elle affirmé dans un communiqué.

Le groupe des Patriotes a nié toute intention délibérée, affirmant que la subvention avait été accordée dans le cadre d'un programme général de soutien aux événements culturels, sans vérification préalable. Cependant, des documents internes montrent que la demande de financement mentionnait explicitement le thème du bal.

Impact politique

Cette affaire intervient alors que Jordan Bardella cherche à renforcer la crédibilité de son groupe au Parlement européen. Le RN a toujours nié tout lien avec des mouvements néonazis, mais cette révélation pourrait nuire à son image.

En Autriche, le FPÖ, membre du groupe, a également été critiqué. Son leader, Herbert Kickl, a qualifié les accusations de "campagne de diffamation" et refusé de commenter le financement.

L'enquête du Parlement européen pourrait aboutir à des sanctions financières ou à l'exclusion du groupe des Patriotes de certains avantages budgétaires. Une décision est attendue dans les prochains mois.

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