Guerre en Ukraine : 23 morts à Kiev, Washington vend des missiles à longue portée
Guerre en Ukraine : 23 morts à Kiev, vente de missiles américains

Le 28 août 2025, la Russie a lancé une attaque massive sur la capitale ukrainienne Kiev, faisant au moins 23 morts, dont quatre enfants, et plusieurs dizaines de blessés. Il s'agit de l'une des plus importantes attaques aériennes russes contre l'Ukraine depuis le début du conflit. Les alliés de Volodymyr Zelensky ont apporté leur soutien, tandis que Washington a annoncé l'envoi de nouveaux missiles à longue portée pour renforcer les capacités de défense de Kiev.

Réactions internationales et nouvelles sanctions

Le président américain Donald Trump n'est "pas content" mais "pas surpris" par ces bombardements, a déclaré sa porte-parole Karoline Leavitt. Son émissaire spécial pour l'Ukraine, Keith Kellogg, a dénoncé de "terribles attaques" menaçant "la paix que le président des États-Unis cherche à obtenir". L'attaque est survenue alors que des membres de l'équipe de Zelensky devaient rencontrer des représentants américains à New York. Washington a approuvé la vente à l'Ukraine de 3 350 missiles à longue portée et d'équipements connexes pour un total de 825 millions de dollars, afin d'aider Kiev à mieux se défendre.

Des représentations de l'Union européenne et du Royaume-Uni ont été endommagées par les frappes. En conséquence, l'UE et les autorités britanniques ont convoqué les ambassadeurs russes à Bruxelles et à Londres. Volodymyr Zelensky a accusé Moscou de préférer "continuer à tuer" plutôt que de négocier la paix. Il a appelé à de nouvelles sanctions contre la Russie et demandé à ses partenaires, comme la Chine et la Hongrie, d'adopter une position ferme.

Bannière large Pickt — app de listes de courses collaboratives pour Telegram

Témoignages et bilan humain

Dans un quartier de l'est de Kiev, les secouristes ont dégagé plusieurs corps d'un bâtiment résidentiel totalement détruit. Andriï, blessé à l'œil et dont l'appartement a été soufflé, a raconté : "Si j'étais allé à l'abri une minute plus tard, je ne serais pas là aujourd'hui, j'aurais été enseveli." Selon l'armée de l'air ukrainienne, les forces russes ont tiré 598 drones et 31 missiles sur l'Ukraine lors de cette attaque nocturne.

La présidente de la Commission européenne, Ursula von der Leyen, a souligné que la Russie "ne recule devant rien" pour "terroriser" l'Ukraine, et a appelé Vladimir Poutine à "venir à la table des négociations". Le Premier ministre britannique Keir Starmer a déclaré que Poutine "tue des enfants et des civils et sabote les espoirs de paix", tandis que le président français Emmanuel Macron a fustigé des "attaques insensées d'une grande cruauté".

Le porte-parole du Kremlin, Dmitri Peskov, a assuré que la Russie restait "intéressée" par des négociations de paix, mais qu'elle poursuivrait ses bombardements tant que ses "objectifs" ne seraient pas atteints. L'armée russe, qui affirme ne jamais cibler les civils, a déclaré avoir visé des sites du "complexe militaro-industriel" ukrainien.

Contexte et perspectives de paix

Fin juillet, des bombardements russes avaient fait plus de 30 morts à Kiev, l'une des attaques les plus meurtrières. Ces frappes avaient poussé Donald Trump à accroître la pression sur Moscou, sans parvenir à une trêve, et avaient conduit à une rencontre avec Vladimir Poutine en Alaska le 15 août. Après ce sommet, Trump avait dit vouloir préparer une réunion en face-à-face entre les chefs d'État russe et ukrainien, mais cette perspective semble s'éloigner.

Charles Kushner, ambassadeur des États-Unis en France, a estimé que les initiatives de Trump avaient permis de progresser vers la paix, critiquant le manque de résultats des Européens : "Quelle a été la réussite des Européens pour négocier et amener Poutine à discuter autour d'une table ? Les Européens n'ont rien accompli." Avant un éventuel accord de paix, l'Ukraine veut des garanties de sécurité des Occidentaux pour dissuader toute nouvelle attaque russe. La Russie exige que l'Ukraine cède quatre régions partiellement occupées, en plus de la Crimée annexée en 2014, et renonce à intégrer l'OTAN, ce que Kiev juge inacceptable.

Bannière post-article Pickt — app de listes de courses collaboratives avec illustration familiale

Les frappes continuent

Des frappes de drones russes ont fait deux morts et un blessé dans la région de Dnipropetrovsk, selon l'administration militaire ukrainienne. Sergiy Lysak, chef de l'administration, a précisé qu'un homme et une femme étaient décédés, et que huit drones russes avaient été abattus. L'Ukraine a reconnu pour la première fois mardi que les soldats russes avaient pénétré dans cette région du centre-est, où Moscou avait revendiqué des avancées dès juillet.