Exercice Germersheim : le 515e régiment du train s'entraîne en Dordogne
Exercice Germersheim : le 515e régiment du train en Dordogne

Cette semaine, les routes et chemins du Périgord vert voient passer des militaires du 515e régiment du train, engagé dans l'exercice Germersheim. Basé près d'Angoulême, en Charente, ce régiment s'entraîne régulièrement en Dordogne. Soixante-trois militaires et vingt-deux véhicules sont mobilisés à Nontron et ses alentours, sous la conduite du capitaine Vincent, chargé de l'exercice.

Un terrain propice à l'entraînement

Le choix du secteur n'est pas anodin. « Le Nontronnais est un terrain propice à l'entraînement, grâce à son territoire vallonné et forestier », explique la sous-lieutenante Léonie. Pendant quatre jours, les militaires travaillent leur autonomie, la coordination des groupes et différents savoir-faire : tir, topographie, transmissions ou encore secourisme au combat. Les chefs de groupe sont particulièrement évalués dans leur capacité à conduire une mission.

Toutes les zones utilisées ont fait l'objet d'autorisations préalables, auprès des mairies et des propriétaires privés. « On ne va pas sur une zone s'il n'y a pas eu d'accord préalable », précise le major Thibault.

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Le rôle essentiel du régiment du train

Peu connu du grand public, le régiment du train assure la logistique des forces : transport, ravitaillement, acheminement de vivres, de munitions ou appui aux déplacements. « On est souvent peu visibles, mais nos missions sont indispensables au fonctionnement des autres unités », souligne la sous-lieutenante Léonie. Elle résume le régiment comme « une ruche », où chacun a un rôle essentiel au bon fonctionnement de l'ensemble.

Cet entraînement s'inscrit dans un agenda chargé. Des membres du 515e régiment reviennent de Roumanie, tandis que d'autres sont engagés au Liban, en Estonie ou en Pologne. Et, le 1er juillet, il prendra l'alerte ARF (Force de réaction alliée) de l'Otan pour un an. Ce dispositif impose aux unités d'être prêtes à être déployées sous trente jours dès que l'alerte est donnée et que les ordres d'intervention sont confirmés.

« On s'entraîne constamment, pour être prêt à intervenir à tout moment », conclut le major Thibault.

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