La commune de Varces, en Isère, a annoncé la suppression du service de transport scolaire pour les élèves de primaire à compter de la prochaine rentrée. Cette décision, révélée par Le Dauphiné Libéré, concerne une cinquantaine d'enfants sur un effectif total de 740 élèves dans la commune. Le maire, Jean-Michel Losa, justifie ce choix par des raisons financières et un constat d'utilisation irrégulière du service.
Un coût jugé trop élevé pour un service sous-utilisé
Le contrat avec le transporteur, d'un montant de 95 000 euros en 2025, arrivait à échéance le 30 juin. « Nous avons été élus en mars et nous avons appris peu de temps après que le contrat se terminait et qu'il fallait décider si la Ville le renouvelait », explique Jean-Michel Losa. Il précise que le service était peu fréquenté : « Ces enfants ne le prenaient pas régulièrement, certaines rotations étant peu fréquentées. » La municipalité a donc choisi de ne pas renouveler le contrat, préférant « travailler sur le collectif et servir l'ensemble des élèves, avec par exemple une réflexion sur le rafraîchissement des classes ».
La colère des parents d'élèves
Cette annonce a provoqué l'incompréhension et la colère chez les parents concernés. Capucine, une mère de famille, témoigne : « On en parle entre parents, on est plusieurs à être vraiment coincés, il y a une maman en situation de handicap par exemple. S'organiser entre familles ? Peut-être, mais il faut pouvoir se rencontrer, or tout le monde est en vacances : on l'a appris au dernier moment ! »
Un contexte politique tendu
Cette décision intervient dans un climat de tensions entre la majorité municipale et l'opposition. Le maire, élu en mars dernier, est critiqué pour avoir pris cette mesure sans consulter les familles. L'opposition dénonce un manque de dialogue et une gestion jugée « brutale » des finances communales. Varces, commune d'un peu plus de 8 000 habitants, doit faire face à des contraintes budgétaires qui pèsent sur les services publics locaux.



