Les élus de la Communauté de communes du Val de l'Eyre ont voté, le 20 mai dernier, une redéfinition de l'intérêt communautaire, précisant le partage des responsabilités avec les municipalités dans des domaines clés comme l'économie, les écoles ou l'entretien de l'éclairage public.
Une révision statutaire majeure
Cette évolution découle de la loi Engagement et proximité de 2019, qui permet de distinguer les compétences inscrites dans les statuts de celles relevant de « l'intérêt communautaire », plus facilement modifiables. Concrètement, cette définition précise ce qui relève de l'action communautaire : soutien au commerce local, gestion de boutiques éphémères, accompagnement numérique des entreprises, création de zones d'activité, entretien des chemins de randonnée, politique de l'habitat ou encore gestion de certains équipements culturels et sportifs comme la piscine intercommunale.
Répartition des responsabilités scolaires et éclairage public
Les élus ont également détaillé le partage des responsabilités concernant les écoles. La CDC prendra en charge les constructions nouvelles et les restructurations lourdes des bâtiments scolaires au-delà de 90 000 euros HT, tandis que certains aménagements extérieurs resteront du ressort des communes. Même logique pour l'éclairage public, dont l'entretien sera assuré par l'intercommunalité, mais pas l'installation de nouveaux équipements.
Sept commissions thématiques créées
Cette répartition, jugée parfois complexe pour les habitants, pourra évoluer plus facilement grâce au mécanisme d'intérêt communautaire. Les élus ont notamment évoqué le cas de la défense incendie, où réseaux d'eau et poteaux incendie relèvent aujourd'hui de gestionnaires différents. Sept commissions thématiques intercommunales sont créées : économie et tourisme, mobilité, eau et assainissement, déchets, urbanisme et habitat, inclusion sociale et culture, ainsi qu'équipements communautaires et finances.
Engagement pour le traitement des déchets
Enfin, la collectivité a validé son engagement dans une nouvelle organisation girondine du traitement des déchets ménagers, en partenariat avec Bordeaux Métropole et la SPL Unitom 33. Ce futur groupement doit permettre une baisse significative du coût de traitement des ordures ménagères, passant d'environ 170 euros à près de 100 euros la tonne à partir de 2028.



