Marie Gautier-Melleray, préfète de la région Occitanie depuis 2023, a été nommée directrice générale des collectivités locales (DGCL) en conseil des ministres ce mercredi 9 juillet 2026. Elle devient la première femme à occuper ce poste depuis 2017, succédant à Stanislas Bourron.
Un parcours dans la haute fonction publique
Âgée de 52 ans, Marie Gautier-Melleray est une haute fonctionnaire expérimentée. Ancienne élève de l’École nationale d’administration (ENA, promotion « République »), elle a débuté sa carrière au ministère de l’Intérieur avant d’occuper plusieurs postes en préfecture. Elle a notamment été préfète de la région Bourgogne-Franche-Comté de 2020 à 2023, puis préfète de l’Occitanie.
Sa nomination intervient dans un contexte de réformes territoriales, avec la mise en œuvre de la loi « 3DS » (différenciation, décentralisation, déconcentration et simplification) et les discussions sur le projet de loi de finances 2027 qui impactera les dotations aux collectivités.
Les enjeux de la DGCL
La Direction générale des collectivités locales est un service du ministère de la Cohésion des territoires. Elle est chargée de préparer les textes législatifs et réglementaires relatifs aux collectivités territoriales, de gérer les dotations financières de l’État aux collectivités (plus de 100 milliards d’euros par an) et d’assurer le suivi des réformes de décentralisation.
Selon le communiqué du ministère, « Marie Gautier-Melleray apporte une connaissance fine des territoires et une expérience de la gestion de crise, notamment lors des inondations de 2024 en Occitanie ». La nouvelle directrice devra notamment piloter la réforme de la fiscalité locale et la simplification des normes applicables aux communes.
Réactions politiques
L’Association des maires de France (AMF) a salué une nomination « qui témoigne de la reconnaissance de l’expertise des préfets ». Son président, David Lisnard, a déclaré : « Nous attendons de Mme Gautier-Melleray qu’elle poursuive le dialogue constructif engagé avec l’État, notamment sur le financement des services publics locaux. »
De son côté, l’opposition sénatoriale a exprimé des réserves. Le sénateur PS Patrick Kanner a estimé que « cette nomination ne résoudra pas les difficultés budgétaires des collectivités, qui subissent une baisse de leurs dotations depuis 2020 ».



