Jean-Luc Angelini, un nouveau maire au rythme effréné à La Roquebrussanne
Dans le cadre de notre série sur les nouveaux maires, nous suivons Jean-Luc Angelini, élu à la tête de La Roquebrussanne, dans le Var. À 40 ans, sans expérience électorale préalable, il succède à Michel Gros et découvre les défis d'une fonction exigeante, tout en conservant son emploi de policier municipal.
Un emploi du temps chargé entre deux casquettes
Jean-Luc Angelini décrit des journées marathon, où il enchaîne travail de policier municipal de 7 heures à 14 heures, puis activités à la mairie jusqu'à environ 19 heures. « C'est très intense, il faut trouver un rythme de croisière, car c'est un marathon d'une durée de sept ans, pas un sprint », explique-t-il. Père de deux jeunes enfants, il doit concilier vie professionnelle, engagement municipal et vie familiale.
Le maire novice s'interroge sur la compatibilité de ses fonctions. « Je ne veux pas que ma casquette de maire mette en difficulté mes collègues de la police municipale et le maire de Tourves, Jean-Michel Constans », rapporte-t-il. Il évoque la possibilité de passer à mi-temps, soulignant que l'indemnité de maire ne suffit pas à subvenir aux besoins de sa famille.
Une équipe municipale pour déléguer et avancer
Pour faire face à cette charge, Jean-Luc Angelini peut compter sur une équipe solide. Il dispose de cinq adjoints, chacun responsable d'une commission, et les 18 élus de la majorité ont tous une délégation. « Cela permet de motiver tout le monde, et pour moi de déléguer », précise-t-il. Cette organisation collégiale est cruciale pour gérer les multiples dossiers de la commune.
Une journée type : des Pacs aux problèmes d'urbanisme
Le quotidien du maire est rythmé par des rendez-vous variés. Un mardi typique commence par une préparation pour une cérémonie de Pacs, où il doit offrir un olivier aux pacsés, symbole de l'union. Ensuite, il rencontre les gérants d'une agence immobilière pour confier la gestion des logements communaux, afin de libérer du temps pour les fonctionnaires.
Plus léger, un échange avec Yves Pujol, leader du groupe Aïoli, permet d'organiser un concert sur la place du village cet été, en évitant la finale de la Coupe du monde. L'après-midi, des riverains confrontés à des problèmes d'urbanisme sollicitent son aide : ruissellement des eaux pluviales et changement de zonage bloquant un projet de construction. Le maire doit rassurer et trouver des solutions, tout en respectant les limites de ses compétences.
À 16 heures, une réunion avec ses adjoints aborde l'organisation d'un concert et la gestion des petits tracas administratifs. « De l'organisation d'un concert à la gestion des petits tracas d'administrés, telles sont les missions du maire. Et ce n'est que le début ! », conclut Jean-Luc Angelini, déterminé à mener à bien son mandat malgré les défis.



