Le maire de Gajan dénonce une "guerre d'egos" autour de la gestion des crèches
Gestion des crèches : le maire de Gajan dénonce une guerre d'egos

Un conflit municipal autour de la gestion des crèches dans le Gard

Le maire de Gajan, Jean-Louis Poudevigne, également vice-président du Syndicat mixte Leins Gardonnenque, a publiquement exprimé son profond désaccord concernant la décision de réattribuer la gestion des crèches de Parignargues, Moulézan et Sainte-Anastasie à l'ancien délégataire. Cette décision, votée en février par le conseil syndical, intervient après une période de gestion en régie directe par le Syndicat.

Une situation de crise initiale

Le conflit trouve son origine dans l'abandon soudain des crèches par le délégataire précédent le 31 décembre 2025, laissant ainsi le territoire sans solution pour la reprise du 5 janvier. Une trentaine de salariés et environ 70 familles se sont retrouvés dans une situation particulièrement précaire, créant une véritable panique au sein de la communauté.

Face à cette urgence, le Syndicat mixte, sous la direction de Karine Angosto, a dû agir rapidement pour assurer la réouverture des établissements dans des conditions acceptables. "Ce fut bien sûr panique à bord pour le personnel et les parents concernés", rappelle Jean-Louis Poudevigne, soulignant l'ampleur de la crise initiale.

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Une gestion en régie jugée efficace

Pendant deux mois, le Syndicat a pris en charge la gestion directe des crèches, procédant à une restructuration complète du fonctionnement. Selon le maire de Gajan, Karine Angosto a réalisé un travail colossal en :

  • Listant précisément les besoins des établissements
  • Contactant systématiquement le personnel et les familles concernées
  • Mettant en place une organisation optimale pour le fonctionnement des crèches

Cette gestion en régie aurait même permis, selon les estimations présentées par la directrice, des économies annuelles chiffrées à 75 000 euros pour les communes membres du Syndicat.

Un vote controversé

Malgré ces résultats positifs et la proposition de maintenir la gestion en régie - soutenue par Karine Angosto et plusieurs maires dont Jean-Louis Poudevigne - la majorité des élus du conseil syndical a choisi une autre voie. "La majorité des élus ne l'entendait pas de cette oreille", explique le maire de Gajan, décrivant des échanges particulièrement houleux qui ont précédé le vote final de février.

Ce vote a abouti au retour de l'ancien délégataire, une décision que Jean-Louis Poudevigne critique vivement. "Karine Angosto avait chiffré à 75 000 € l'économie annuelle réalisée pour les communes, dans le cas où la régie gérait définitivement les crèches", rappelle-t-il, ajoutant : "En 19 ans, elle a mené une action considérable et je n'apprécie pas la façon dont son projet a été balayé."

Au-delà des crèches : une question de gouvernance

Pour le maire de Gajan, ce conflit dépasse largement la simple question de la gestion des crèches. Il y voit le révélateur de tensions plus profondes au sein de l'institution. "Il est donc clair pour moi que ce problème de crèches n'a été que le révélateur d'une guerre d'egos !" conclut-il fermement.

Jean-Louis Poudevigne souligne également l'engagement historique de Karine Angosto, qui "s'est toujours démenée au-delà de ses obligations pour nos villages", notamment à travers son implication dans France services et les politiques jeunesse.

Le Syndicat mixte Leins Gardonnenque, qui rassemble 36 représentants pour 16 communes du Gard, conserve ainsi la compétence petite enfance, mais cette décision continue de susciter des divisions parmi les élus locaux.

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