Plusieurs syndicats étaient réunis ce samedi 13 septembre à la Bourse du travail d’Alès en prévision de la journée de grève du 18 septembre. Ils appellent à une grève massive des travailleurs du Bassin pour contrer l’amoindrissement des revenus et des conditions de vie.
Une conférence de presse pour expliquer les revendications
En prévision de la journée de grève du 18 septembre, plusieurs syndicats alésiens tenaient une conférence de presse le samedi 13 septembre pour expliciter leurs revendications. La CGT, Force Ouvrière (FO), Solidaires et la Fédération syndicale unitaire (FSU) se sont donné rendez-vous à la Bourse du travail d’Alès pour détailler le déroulement de la journée et résumer les raisons de la colère syndicale.
Martine Sagit, secrétaire générale de l’union locale de la CGT, a répété que “les services publics sont peu à peu dégradés” et que “des annonces sont faites, mais qu’à chaque fois, c’est le monde du travail qui paye la note des plus riches”. Un appel ouvert est lancé à tous les travailleurs : “Mettez-vous en grève, allez à votre travail et mettez vos mains dans les poches.”
Un appel à l’action
Selon Patrice Dugovic, de la CFDT, “la seule chose que l’on peut faire, c’est demander aux travailleurs d’arrêter”. Ce mouvement fait suite à celui du 10 septembre. Robert Guiraud, de FO, a lancé, amer : “Si on ne manifeste pas maintenant, on est morts.”
Du côté de la FSU, Sandrine Auriel, accompagnante d’élèves en situation de handicap (AESH), a demandé : “Les travailleurs, qui les forme ? L’école ! Alors il faut un vrai budget pour l’éducation.”
Les manifestations du 18 septembre
Le 18 septembre, de nombreuses manifestations auront lieu dans le Gard, principalement à Nîmes, Alès et Bagnols-sur-Cèze. Celle du Bassin démarrera comme à son habitude devant la sous-préfecture à 10 heures. Cette journée de grève ne peut réussir “que si tout le monde s’y met”, annoncent les représentants syndicaux. Ils arguent que, par leurs nombreux échanges avec les salariés, “beaucoup attendent de voir comment ça va se dérouler”. Mais il ne faut pas attendre, pour eux, il faut agir.
Pour “une justice fiscale et sociale”, les syndicats veulent faire valoir leurs positions ce jeudi devant la sous-préfecture.



