Budget : la règle d'or de Marine Le Pen limite le déficit à 3 % du PIB
Règle d'or de Marine Le Pen : déficit limité à 3 % du PIB

La candidate du Rassemblement national à la présidentielle de 2027, Marine Le Pen, a dévoilé le 29 août 2026 une règle d'or budgétaire qui plafonnerait le déficit public à 3 % du produit intérieur brut (PIB). L'information, rapportée par Le Monde, précise que cette mesure s'inscrirait dans une trajectoire de retour à l'équilibre sur cinq ans.

Une contrainte constitutionnelle envisagée

Selon l'entourage de la candidate, cette règle serait inscrite dans la Constitution, afin de garantir sa pérennité au-delà des alternances politiques. Le dispositif prévoirait un mécanisme de correction automatique en cas de dérive, avec des sanctions pour les gouvernements qui ne respecteraient pas l'objectif.

Cette annonce intervient alors que le déficit public de la France a atteint 5,5 % du PIB en 2025, selon les chiffres de l'Insee cités par Le Monde. La règle d'or de Marine Le Pen vise à ramener ce chiffre sous la barre des 3 % d'ici à 2030, conformément aux critères de Maastricht.

Bannière large Pickt — app de listes de courses collaboratives pour Telegram

Des critiques sur la faisabilité

Des économistes, interrogés par le quotidien, doutent de la crédibilité de cet engagement. Ils rappellent que le programme économique de la candidate, qui prévoit notamment une baisse de la TVA sur les produits de première nécessité, pourrait creuser le déficit à court terme. Selon une estimation citée par Le Monde, cette mesure coûterait 12 milliards d'euros par an.

De son côté, le ministère de l'Économie n'a pas commenté cette proposition. Toutefois, des sources gouvernementales soulignent que la France s'est déjà engagée auprès de ses partenaires européens à réduire son déficit sous les 3 % d'ici à 2027, un objectif que la règle d'or de Marine Le Pen reprendrait à son compte.

Un débat relancé sur la discipline budgétaire

La proposition de Marine Le Pen relance le débat sur la nécessité d'une règle d'or à la française, alors que plusieurs pays européens, comme l'Allemagne, disposent déjà de mécanismes constitutionnels de limitation de la dette. En France, une telle règle avait été évoquée sous la présidence de Nicolas Sarkozy, sans aboutir.

Les partis politiques ont réagi. Le camp présidentiel dénonce une « promesse irréaliste », tandis que La France insoumise y voit une « austérité déguisée ». Le Rassemblement national, lui, assure que la règle d'or serait compatible avec ses mesures sociales, grâce à des économies sur la bureaucratie et la lutte contre la fraude sociale.

La candidate prévoit de détailler son chiffrage complet lors de sa prochaine conférence de presse, prévue en septembre. En attendant, cette annonce marque une étape importante dans la campagne présidentielle, en plaçant la question budgétaire au cœur des débats.

Bannière post-article Pickt — app de listes de courses collaboratives avec illustration familiale