Anduze : le retour triomphal de Bonifacio Iglesias à la mairie avec un ex-patron de presse
Retour de Bonifacio Iglesias à la mairie d'Anduze

Le retour en force de Bonifacio Iglesias à la mairie d'Anduze

Après six ans d'absence, Bonifacio Iglesias, 76 ans, a retrouvé son fauteuil de maire d'Anduze lors des élections municipales du 15 mars 2026. Avec un score écrasant de 65,8% des voix, soit 1209 voix contre 626 pour la sortante Geneviève Blanc, il signe un retour remarqué sur la scène politique locale. Son absence du conseil municipal depuis 2020, où il avait préféré se retirer plutôt que de siéger dans une opposition minoritaire, prend fin avec cette victoire éclatante.

Une équipe renouvelée avec Claude Perrier en premier adjoint

Pour ce nouveau mandat, Bonifacio Iglesias a constitué une équipe solide, mettant l'accent sur les compétences en finances et urbanisme. Parmi les recrues, Claude Perrier, 64 ans, natif d'Anduze et ancien élève du maire, occupe le poste de premier adjoint chargé des finances. Homme de médias expérimenté, il a dirigé le Réseau France Bleu, présidé le journal La Provence de 2015 à 2017, et conseillé des figures politiques comme Christian Estrosi et Renaud Muselier.

Bonifacio Iglesias explique cette démarche : "J'ai mis du temps à me décider, mais il fallait que j'aille chercher des compétences. En finances, en urbanisme et architecture puisque nous avons 300 logements vacants et vétustes en centre-ville." Cette nomination souligne sa volonté de s'entourer d'expertises pour relever les défis municipaux.

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Priorités du nouveau mandat : logement et sécurité

La première action de l'équipe Iglesias sera de retoquer le projet de nouveaux logements sur le parking du train à vapeur des Cévennes (TVC). "Le TVC c'est 130 000 visiteurs par an, économiquement c'est notre PIB. On ne fragilise pas cette activité", affirme le maire. Il préfère se concentrer sur la réhabilitation du cœur de village, avec 300 logements vacants à rénover, plutôt que de construire sur des terrains non constructibles.

Sur le front de la sécurité, Bonifacio Iglesias veut renouer des relations avec les gendarmes, qu'il est allé saluer dès son élection. Il critique la décision de son prédécesseur, Geneviève Blanc, d'avoir désarmé les policiers municipaux : "Nous les avions armés à leur demande et nous rediscuterons avec eux de ce qu'ils veulent. Je ne dis pas que nous connaissons de l'insécurité à Anduze, mais il y a des dealers." Il évoque aussi la situation à Alès, toute proche, comme un rappel des défis à relever.

Une passation de pouvoir mouvementée

La passation de pouvoir entre Geneviève Blanc et Bonifacio Iglesias a été marquée par des tensions. En 2020, Iglesias avait boycotté la cérémonie, trop en colère après sa défaite. Cette fois, c'est Geneviève Blanc qui était absente, dénonçant une campagne qu'elle qualifiait de "campagne à la Trump", tandis qu'Iglesias parlait de "mensonge et de malhonnêteté". Ce climat reflète une vision différente de la gestion municipale, avec Iglesias prônant un retour à des priorités comme l'économie locale et la sécurité.

Le retour de Bonifacio Iglesias à Anduze symbolise ainsi un changement de cap significatif, avec des projets concrets axés sur la revitalisation du centre-ville et le renforcement des services publics. Les Anduziens attendent maintenant de voir comment ces promesses se traduiront dans les faits.

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