Édito : (Re)faire nation
Le service national pourrait être une merveilleuse occasion de recréer du lien social. C'est l'avis de Nicolas Charbonneau, directeur des rédactions du Parisien - Aujourd'hui en France, dans son éditorial du 8 mai 2026.
Quelle étrange idée, quand on y songe, d'avoir aboli le service national ! Certes, c'était une autre époque, quasi bénie, où l'on pensait que la guerre ne serait plus jamais qu'un mirage, que l'Europe vivrait en paix pour l'éternité et que les ennemis d'hier finiraient partout dans le monde par se réconcilier. Mais tout s'est déchaîné et la planète n'a jamais été si souvent au bord du gouffre, du retour des tranchées en Ukraine aux conflits qui ravagent le Proche et le Moyen-Orient.
Alors oui, il est urgent de raviver la flamme, redonner le goût de servir et sérieusement défendre nos intérêts communs, la République et, pour tout dire, notre liberté. Certes, il y aura toujours des bonnes âmes pour railler tout cela et clamer que c'est inutile et onéreux, mais rappelons à ces utopistes que le service national est aussi facteur de lien social.



