La préfecture de police de Paris a annoncé ce vendredi l'interdiction de la manifestation du groupe néofasciste C9M (Comité du 9-Mai), prévue samedi après-midi place de la République. Cette décision, inédite depuis 2008 pour ce type de rassemblement, a été prise en raison des risques de troubles graves à l'ordre public.
Un groupe aux idées extrémistes
Le C9M, connu pour ses positions ultranationalistes et xénophobes, avait appelé à un rassemblement pour « défendre l'identité française ». La préfecture a estimé que cette manifestation pourrait dégénérer en affrontements violents, comme cela a été le cas par le passé. Les forces de l'ordre seront déployées en nombre pour faire respecter l'interdiction.
Réactions politiques et associatives
Les associations antifascistes, telles que la Ligue des droits de l'homme (LDH) et le collectif Urgence notre police assassine (UNPA), ont salué une décision « courageuse et nécessaire ». De son côté, l'extrême droite dénonce une « atteinte à la liberté d'expression ». Le député LFI Alexis Corbière a tweeté son soutien à l'interdiction, tandis que le Rassemblement national est resté silencieux.
Un précédent historique
La dernière interdiction d'une manifestation d'extrême droite à Paris remonte à 2008, lorsque le collectif « Bloc identitaire » avait été interdit. Depuis, les manifestations du C9M avaient été tolérées, malgré des incidents réguliers. Cette décision marque un tournant dans la gestion des rassemblements extrémistes par les autorités.
Le préfet de police a justifié sa décision par la nécessité de protéger les citoyens et de maintenir l'ordre républicain. Les organisateurs du C9M ont annoncé leur intention de contester cette interdiction en justice, dénonçant une « censure politique ».



